Joseph Reinach,
Histoire de l’Affaire Dreyfus
“ Il n’a jamais douté de la France ; il croit en elle, obstinément, jusqu’à la mort. Cette patrie qui lui a tout ôté, il l’aime comme aux jours où elle souriait le plus doucement à ses belles ambitions de soldat ; « au-dessus de tout, il y a la Patrie » ; à travers les iniquités et les tortures, son amour pour elle n’a point fléchi ; « mais il ne doit pas rester un seul Français qui puisse douter de lui ». Crucifié dans son corps, il ne sent qu’une torture : l’inique condamnation, son nom sali, la haine de tout un peuple, le mépris de ses anciens camarades, la flétrissure de l’Histoire. ”
