Jean Jaurès

Jean Jaurès

Résumé

Portrait de Jean Jaurès Jean Jaurès,  Les Preuves

“ Il est évident que si Dreyfus s’était procuré, pour la décalquer, l’écriture d’un autre officier, il aurait su le nom de l’officier et au procès il l’aurait dit.
S’il ne l’a pas dit, c’est qu’il ne l’a pas su ; s’il ne l’a pas su, c’est qu’il n’avait pas décalqué son écriture, et si l’écriture d’Esterhazy n’a pas été décalquée par Dreyfus, c’est que le bordereau était de l’écriture d’Esterhazy et aussi de la main d’Esterhazy ; c’est qu’Esterhazy est le véritable auteur du bordereau, le véritable traître.
”
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Portrait de Jean Jaurès Jean Jaurès,  Les Preuves

“ Une part de vérité est acquise : c’est que l’écriture du bordereau est celle d’Esterhazy.
Et voici qu’à la troisième étape, avec les dépositions des hommes savants et indépendants que la révolte de leur conscience mène au procès Zola, c’est la vérité complète qui se dévoile et s’affirme. Le bordereau est l’œuvre d’Esterhazy.
Le bordereau sur lequel a été condamné Dreyfus est, jusqu’à l’évidence, l’œuvre du louche uhlan. Cette fois, il n’y a plus de réticences, il n’y a plus de mystère, il n’y a plus de mensonge. Ni huis clos, ni expertises dociles, toute la vérité et rien que la vérité.
”
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Portrait de Jean Jaurès Jean Jaurès,  Les Preuves

“ Et M. Cavaignac, prenant sur lui de juger tout seul de la valeur du dossier, et de se prononcer à la tribune sur la culpabilité ou l’innocence d’un homme, ne daigne même pas entendre le colonel Picquart ! Il n’écoute que ceux qui, autour de lui, dans l’État-Major, sont acharnés à la perte de Dreyfus ; et il repousse l’homme qui offre la preuve de leur erreur ! C’est d’une témérité prodigieuse ; et quand on tient dans ses mains ou mieux encore quand on prend dans ses mains l’honneur et la liberté d’un homme, c’est d’un parti pris coupable et d’une criminelle légèreté. ”
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