Résumé

Portrait de Bernard Lazare Bernard Lazare Une erreur judiciaire. La vérité sur l'affaire Dreyfus

Si l’on admet que le témoignage de deux experts, en l’absence de toute autre preuve, est suffisant pour accuser quelqu’un et pour convaincre un juge, c’en est fait de la liberté de chacun. Que dire alors, lorsqu’on se contente d’une seule affirmation prétendue compétente, quand elle est démentie par l’affirmation contraire d’un expert de compétence égale ? L’égarement fut tel que, je l’affirme encore, on ne songea pas à faire filer l’officier suspect, alors qu’il ne se doutait pas de l’accusation dont il était l’objet, on ne tenta ni de suivre ses démarches, ni de contrôler sa correspondance.
Source : Wikisource

Portrait de Bernard Lazare Bernard Lazare Une erreur judiciaire. La vérité sur l'affaire Dreyfus

L’instruction a été conduite de la façon la plus arbitraire par le commandant du Paty de Clam, elle a été continuée par les soins de M. Besson d’Ormescheville. Elle n’a abouti qu’à une chose : Montrer l’inanité absolue des racontars faits sur le capitaine Dreyfus, et le mensonge des rapports policiers que des témoins ont démenti et que l’accusation n’a pas osé retenir.
La base de l’accusation reste donc une feuille de papier pelure, ou plutôt de papier photographique spécial, sorte de bordereau d’envoi, de style et d’orthographe bizarres, déchirée en quatre morceaux et soigneusement recollée.
Source : Wikisource

Portrait de Bernard Lazare Bernard Lazare Une erreur judiciaire. La vérité sur l'affaire Dreyfus

Je viens de démontrer, irréfutablement, par l’examen de l’acte d’accusation, qu’aucune charge ne s’élevait contre le capitaine Dreyfus, que les enquêtes, l’instruction n’avaient apporté aucune preuve ; j’ai même fait voir l’absolue mauvaise foi et sur un point particulier le mensonge de l’acte d’accusation. Nul ne peut contester que l’unique charge, c’est l’existence du document même.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature