Bernard Lazare,
Une erreur judiciaire. La vérité sur l'affaire Dreyfus
“ Si l’on admet que le témoignage de deux experts, en l’absence de toute autre preuve, est suffisant pour accuser quelqu’un et pour convaincre un juge, c’en est fait de la liberté de chacun. Que dire alors, lorsqu’on se contente d’une seule affirmation prétendue compétente, quand elle est démentie par l’affirmation contraire d’un expert de compétence égale ? L’égarement fut tel que, je l’affirme encore, on ne songea pas à faire filer l’officier suspect, alors qu’il ne se doutait pas de l’accusation dont il était l’objet, on ne tenta ni de suivre ses démarches, ni de contrôler sa correspondance. ”
