Résumé

Louis Frank Affaire Dreyfus. Procès en révision… (1898)

Mais que fait le capitaine Dreyfus, lui, homme d'une intelligence merveilleuse et d'une pondération de jugement remarquable? Dénonce-t-il Esterhazy, dont il aurait décalqué l'écriture?... Non. Il croit reconnaître dans le bordereau l'écriture du capitairie Brault, c'est-à-dire qu'il aurait dénoncé comme auteur du bordereau le faux nom « Brault », dont il se serait servi pour se procurer de l'écriture du uhlan... C'est de la démence, digne d'Esterhazy, digne de du Paty, digne d'Henry, cette sinistre et sainte trinité de fi grec.
Source : Gallica

Louis Frank Affaire Dreyfus. Procès en révision… (1898)

En tous cas, l'amalgame étrange des notes du bordereau correspond à la diversité des publications, des imprimés et des renseignements centralisés à la maison L. Baudoin. Il serait possible qu'il n'y eût là qu'une simple coïncidence, mais encore est-il bon de la signaler dans l'intérêt de la vérité.
Si notre hypothèse, fondée sur des éléments de preuve, est vraiment l'expression de la réalité, il ne s'ensuit aucunement que nous accusions du crime de haute trahison qui que ce soit de l'imprimerie militaire. L'homme d'Esterhazy n'aurait-il pas été une victime bien plus qu'un complice?
Source : Gallica

Louis Frank Affaire Dreyfus. Procès en révision… (1898)

Jamais aucun homme ne pourra parvenir à agir sur les caractéristiques foncières de son système nerveux, de ses muscles et de sa personnalité. Un décalqueur, comme un acteur habile, pourrait produire à distance l'illusion de la ressemblance, mais non créer la réalité d'une identité absolue.
En somme, tous les experts, depuis M. Moriaud jusqu'au docteur Héricourt, sont unanimes à reconnaître que le décalque du bordereau au moyen d'un assemblage de mots ou de morceaux de mots rapportés, constitue une impossibilité matérielle absolue.
Source : Gallica

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