Alfred Dreyfus

Définition et enjeux

Ferdinand Lovio,  Nouveaux rondels païens, 1907-1908… (1908)

“ Grégori, soixante-six ans, est accusé d'avoir le 4 juin, au Panthéon, lors de la cérémonie solennelle décernant à Emile Zola les suprêmes honneurs civiques, tiré sur le commandant Alfred Dreyfus deux coups de révolver. Le commandant Dreyfus fut légèrement blessé au bras, et le meurtrier, qui sans la protection de MM. Mathieu Dreyfus, Albert Clémenceau et Mouquin, aurait peut-être été massacré par la foule, fut emmené au poste de la mairie du Panthéon, où il fit cette déclaration :
« Je n'ai pas tiré sur M. Dreyfus, j'ai tiré sur le dreyfusisme. »
”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Dreyfus Alfred Dreyfus,  Lettres d’un innocent

“ Soit ; nous ne l’ignorons pas. Mais il ne s’agit pas seulement de possibilité d’erreur : l’événement en a prouvé la certitude, lorsque sont venus de nouveaux éléments d’appréciation devant lesquels il n’est plus permis d’invoquer les fictions juridiques et de fermer les yeux.
Le Conseil de guerre de 1894 ne savait pas tout, lorsqu’il a cru devoir déclarer Dreyfus auteur du bordereau que lui attribuaient MM. Bertillon et Teyssonnières. Il ignorait ce qui a été découvert en 1896 par le lieutenant-colonel Picquart, à savoir que ce bordereau était de l’écriture du commandant Esterhazy.
”
Source : Wikisource

Portrait de Alfred Dreyfus Alfred Dreyfus,  Lettres d’un innocent

“ Dreyfus n’est pas l’auteur du bordereau qui lui a été attribué à tort en 1894 et qui était l’unique chef d’accusation pouvant motiver sa condamnation. Un rapide récit des faits est nécessaire.
Un jour, en 1894, un espion a apporté au Ministère de la guerre une lettre qu’il a dit avoir été surprise à l’ambassade d’Allemagne et qui tendait à démontrer qu’un de nos officiers livrait les secrets de la défense nationale à M. de Schwartzkoppen, attaché militaire auprès de cette ambassade.
”
Source : Wikisource

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