Ferdinand Lovio

Élements biographiques

Ferdinand Lovio,  Nouveaux rondels païens, 1907-1908… (1908)

“ Se sentir grand et vivre dans l'humblesse,
Il ne vit pas, qui n'a pas double vie, Qui fait, sans plus, le clerc, le médecin, Ou qui soldat, mercanti, matassin,
Au seul métier limite son envie :
Je vous plains, vous dont l'âme est abolie, Vous qui prenez le moyen pour la fin : Il ne vit pas, qui n'a pas double vie, Qui fait, sans plus, le clerc, le médecin ;
Du vil traintrain pour que tu te délies, Pour oublier — povero ! — ton destin, Réserve-toi, dans ton coeur, un jardin, Comme on disait naguère, une « Folie » : Il ne vit pas, qui n'a pas double vie.
”
Source : Gallica

Ferdinand Lovio,  Poèmes cadurciens (1933)

“ Evoque les méfaits, l'horreur d'une bataille. Et confrère à ce coin de la rue Lestieu,
L'aspect d'un lieu détruit par le fer et le feu.
LESTIEU (1)
Qui Lestieu ? nul à Cahors ne peut le dire,
Mais sa rue est connue, encor qu'étant des pires.
Et grâces à cela, trois siècles ont passé,
Par un autre sans que son nom soit remplacé — Comme il advient pour les vastes et belles voies, — Disparaissant celui dont l'oubli fait sa proie — Où, du héros du jour, c'est le nom qui flamboie.
Tantôt le nom, tantôt l'oeuvre on oublie,
Tel nom fameux à rien on ne relie —
Qui fit cette oeuvre ?
”
Source : Gallica

Ferdinand Lovio,  Nouveaux rondels païens, 1907-1908… (1908)

“ L'Amour est comme le soleil !
Vis pour ton coeur et laisse dire autrui Qui ne connaît de toi que la surface Et qui te blâmera, quoi que lu fasses, Sordidement, fisses-tu comme lui ;
Parmi les gens, sous leur oeil qui te suit, Désinvolte et comme en un libre espace, Vis pour ton coeur et laisse dire autrui Qui ne connaît de loi que la surface ;
Fils, qu'un beau rêve, un beau mythe séduit, Ou serviteur de Vénus et des grâces, Insoucieux — bien petite disgrâce —
D'un fol, de pis encor, d'avoir le bruit : Vis pour ton coeur et laisse dire autrui.
”
Source : Gallica

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