Jean Pellerin

Élements biographiques

Portrait de Jean Pellerin Jean Pellerin,  En allant... (1912)

“ A la même heure, aimer — aimer d'amour — deux femmes! C'est affreux, n'est-ce pas?... C'est blasphémer l'Amour Que d'y croire!... Et pourtant, tel est mon sort. La flamme Est double qui me brûle au plus profond de l'âme Et qui me fait jouir et saigner tour à tour.
— L'une est belle ; jeune, et légère, et gaie; et tendre De voix, de geste et de regard ; cela suffit. L'autre (cela suffit aussi) sait me comprendre... Sans doute... Mais enfin, elle ne peut prétendre A la Beauté, dont sa rivale m'éblouit !
”
Source : Gallica

Portrait de Jean Pellerin Jean Pellerin,  Le Bouquet inutile

“ On lisait cependant, dans de petites revues, leurs petits vers et on s’habituait à ne pas pousser avec eux de grands cris. L’amitié plus que l’amour, inspirait ces poètes. Dans leurs strophes, les noms de Pellerin, de Jean-Marc, de Vérane, de Derème combinaient, à la rime, une espèce de complicité ou de discrète entente. Puis tous ces noms, tant de fois répétés, devinrent en quelque sorte inséparables les uns des autres... L’école fantaisiste était fondée et il fallut bien qu’elle eût l’air de se prendre au sérieux. ”
Source : Wikisource

Portrait de Jean Pellerin Jean Pellerin,  En allant... (1912)

“ Il assemble des riens, tel un divin orfèvre, Pour en faire à son coeur un sensible bijou ; Il voit des sourires très profonds, et si doux Que l'âme n'ose pas les confier aux lèvres.
Une larme aperçue au coin d'une paupière Lui en dit d'autant plus qu'elle n'a point coulé ; Pour lui tout devient rêve, ou joie, ou volupté ! Et l'ombre même est une source de lumière...
... Et pourtant quelque tristesse vous trouverez Éparse en ses chants les plus beaux. — C'est que peut-ê S'il aime ce qui est, il ne peut s'empêcher De penser quelquefois à ce qui pourrait être...
”
Source : Gallica

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