Jean Pellerin

Jean Pellerin

Résumé

Portrait de Jean Pellerin Jean Pellerin Le Bouquet inutile

On lisait cependant, dans de petites revues, leurs petits vers et on s’habituait à ne pas pousser avec eux de grands cris. L’amitié plus que l’amour, inspirait ces poètes. Dans leurs strophes, les noms de Pellerin, de Jean-Marc, de Vérane, de Derème combinaient, à la rime, une espèce de complicité ou de discrète entente. Puis tous ces noms, tant de fois répétés, devinrent en quelque sorte inséparables les uns des autres... L’école fantaisiste était fondée et il fallut bien qu’elle eût l’air de se prendre au sérieux.
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Portrait de Jean Pellerin Jean Pellerin Le Bouquet inutile

D’ailleurs, de cent côtés, le vieux et clair langage français perçait les brumes du Symbolisme. De petites revues, comme les Guêpes, dirigées par Jean-Marc Bernard, à Saint-Rambert-d’Albon, criblaient impitoyablement de leurs traits les gloires bouffonnes des vieux cénacles ; Psyché faisait accueil à de jeunes écrivains capables d’entendre ce qu’ils voulaient ; le Divan se mettait de la partie et les Marges nous étaient acquises...
Qu’on ne s’y trompe pas ! Une école, si elle n’avait eu que la pipe de Derème pour programme, ne serait point aujourd’hui ce qu’elle est.
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Plus que ses vers, il chérissait la poésie ; plus que l’ambition, le talent et il a malheureusement fallu sa fin pour que ceux qui l’aimaient le plus et l’admiraient pussent trouver dans le souvenir qu’il leur laisse et dans ce mince volume de vers qu’un soin pieux m’a fait pour eux seuls assembler, la preuve incontestable qu’ils n’aimaient pas ni n’admiraient à tort Jean Pellerin.
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