Zingueur

Définition et enjeux

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  L’Assommoir (1877)

“ C'était réglé, le zingueur lâchait l'ouvrage, commençait une bordée qui durait des journées et des semaines. Oh ! par exemple, des bordées fameuses, une revue générale de tous les mastroquets du quartier, la soûlerie du matin cuvée à midi et repincée le soir, les tournées de casse-poitrine se succédant, se perdant dans la nuit, pareilles aux lampions d'une fête, jusqu'à ce que la dernière chandelle s'éteignît avec le dernier verre ! Cet animal de chapelier n'allait jamais jusqu'au bout. ”
Source : Gallica

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  L’Assommoir (1877)

“ Le zingueur, comme chez lui, en chaussons de lisières, s'avança, traînant les pieds, sifflotant l'air d'Ohé ! les ptits agneaux. Arrivé devant le trou, il se laissa couler, s'arc-bouta d'un genou contre la maçonnerie d'une cheminée, resta à moitié chemin du pavé. Une de ses jambes pendait. Quand il se renversait pour appeler cette couleuvre de Zidore, il se rattrapait à un coin de la maçonnerie, à cause du trottoir, là-bas, sous lui.
– Sacré lambin, va !. Donne donc les fers ! Quand
tu regarderas en l'air, bougre d'efflanqué !
”
Source : Gallica

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  L’Assommoir (1877)

“ Deux jours se passèrent. Le zingueur n’avait pas reparu. Il roulait dans le quartier, on ne savait pas bien où. Des gens, pourtant, disaient l’avoir vu chez la mère Baquet, au Papillon, au Petit bonhomme qui tousse. Seulement, les uns assuraient qu’il était seul, tandis que les autres l’avaient rencontré en compagnie de sept ou huit soûlards de son espèce. Gervaise haussait les épaules d’un air résigné. Mon Dieu ! c’était une habitude à prendre. ”
Source : Wikisource

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