Émile Zola,
L’Assommoir
(1877)
“ Alors, Gervaise, prise d’un frisson, recula ; et elle tâchait de sourire, en murmurant : — C’est bête, ça me fait froid, cette machine... la boisson me fait froid... Puis, revenant sur l’idée qu’elle caressait d’un bonheur parfait : — Hein ? n’est-ce pas ? ça vaudrait bien mieux : travailler, manger du pain, avoir un trou à soi, élever ses enfants, mourir dans son lit... — Et ne pas être battue, ajouta Coupeau gaiement. Mais je ne vous battrais pas, moi, si vous vouliez, madame Gervaise... Il n’y a pas de crainte, je ne bois jamais, puis je vous aime trop... ”

