Nana

Définition et enjeux

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  Nana (1880)

“ Et, ne pouvant détourner les yeux, il la regardait fixement, il tâchait de s’emplir du dégoût de sa nudité.
Nana ne bougea plus. Un bras derrière la nuque, une main prise dans l’autre, elle renversait la tête, les coudes écartés. Il voyait en raccourci ses yeux demi-clos, sa bouche entr’ouverte, son visage noyé d’un rire amoureux ; et, par derrière, son chignon de cheveux jaunes dénoué lui couvrait le dos d’un poil de lionne. Ployée et le flanc tendu, elle montrait les reins solides, la gorge dure d’une guerrière, aux muscles forts sous le grain satiné de la peau.
”
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Portrait de Émile Zola Émile Zola,  Nana (1880)

“ Toute la salle regarda. C’était le chérubin, l’échappé de collège, ses beaux yeux écarquillés, sa face blonde enflammée par la vue de Nana. Quand il vit le monde se tourner vers lui, il devint très rouge d’avoir ainsi parlé haut, sans le vouloir. Daguenet, son voisin, l’examinait avec un sourire, le public riait, comme désarmé et ne songeant plus à siffler ; tandis que les jeunes messieurs en gants blancs, empoignés eux aussi par le galbe de Nana, se pâmaient, applaudissaient. ”
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Henri Le Verdier,  La fille de Nana : roman de moeurs parisiennes (1881)

“ Si tu daignes m'aimer, Nana, ma vie sera comme un ciel dont tes yeux seront les étoiles. L'amour, c'est la lumière de l'âme et la chaleur du sang, cela échauffe et éclaire. Quand je te contemple à la clarté des lustres, quand je te regarde et que mon regard t'enveloppe tout entière, il me semble que la seule puissance de mes yeux te pénètre comme une force de la nature et s'insinue à travers ta chair dans ton être et dans ta vie !. ”
Source : Gallica

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