Gorille

Définition et enjeux

Eugène Alix,  L'esprit de nos bêtes (1890)

“ Heureusement, ajoute plus loin du Chaillu, le gorille meurt aussi facilement qu'un homme. Un coup dans la poitrine, s'il est bien dirigé, l'abat tout de suite. Il tombe la face en avant, ses grands bras écartés, en poussant, avec un dernier soupir, un affreux cri de mort, moitié rugissement, moitié râle, signal de délivrance pour le chasseur, et qui, pourtant, résonne lugubrement à son oreille comme le cri suprême d'une agonie humaine! ”
Source : Gallica

Portrait de Maurice Pescatore Maurice Pescatore,  Chasses et voyages au Congo

“ Sauf preuve nouvelle du contraire, le gorille n’attaque pas ; sa menace qui peut être même n’est que de la’curiosité bruyante, s’arrête à quelques pas, deux ou trois mètres du chasseur : on dirait un chien de garde retenu par sa chaîne et qui aboie en vous voyant. Ce qui ne veut pas dire qu’un gorille blessé ne peut à l’occasion se dresser devant vous et devenir dangereux, mais il se trouve alors dans le même cas que n’importe quel animal blessé qui cherche à défendre son existence... ”
Source : Wikisource

Constant Améro,  Les contrées mystérieuses et les peuples inconnus (1887)

“ Le rugissement du gorille est le son le plus étrange et le plus effrayant qu'on puisse entendre dans ces forêts. Cela commence par une sorte d'aboiement saccadé, comme celui d'un chien irrité, puis se change en un grondement sourd qui ressemble littéralement au roulement lointain du tonnerre... La sonorité de ce rugissement est si profonde, qu'il a l'air de sortir moins de la bouche et de la gorge que des spacieuses cavités de la poitrine et du ventre. ”
Source : Gallica

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