Eugène Alix

Résumé

Eugène Alix L'esprit de nos bêtes (1890)

C'est que le vrai cheval arabe, celui que l'on rencontre dans les pays où on sait encore l'élever, n'est pas seulement un animal domestique ; c'est l'ami de la maison, le fidèle compagnon du guerrier, le premier serviteur du maître, qui l'aime, du reste, à l'égal de sa femme et de ses enfants..., peut-être même plus, si j'en crois ce vieux proverbe arabe : « Le paradis sur terre est le cheval, les livres de la sagesse et le coeur de la femme ! »
Source : Gallica

Eugène Alix L'esprit de nos bêtes (1890)

Cette tendance à s'imaginer que les objets ou agents naturels sont animés par des essences vivantes, si manifeste chez le chien, existe indubitablement aussi chez le cheval, comme le prouve la terreur que lui causent, la nuit, les sons inaccoutumés, les objets les plus communs, mais auxquels leur éclairage insuffisant donne un aspect bizarre.
Et de fait, pour avoir peur d'une touffe d'herbe, d'un buisson, d'une pierre, il faut que, dans son imagination, l'animal voie ces objets transformés en êtres inconnus, vivants même, si la moindre brise vient à agiter le buisson ou la touffe d'herbe !
Source : Gallica

Eugène Alix L'esprit de nos bêtes (1890)

Je dois enfin noter en passant ce fait curieux et également concluant, que la domesticité, l'expérience, l'éducation, les conditions locales, etc., n'influent pas seulement sur la morphologie, le caractère, l'intelligence générale des animaux, mais qu'elles étendent leur action jusqu'à la faculté de résistance à la douleur. Et la preuve, c'est que le loup, le chacal et le renard supportent en silence la souffrance la plus terrible, tandis que le chien crie si on lui marche par hasard sur la patte, et cela, d'autant plus fort, en général, qu'on a affaire à un animal mieux élevé, plus choyé.
Source : Gallica

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