Résumé

Ernest Menault L'intelligence des animaux (7e édition… (1899)

Il prononce le nom de Moffino, et voilà que l'animal se relève, pousse un joyeux aboiement et retombe épuisé de faim, de fatigue, et peut-être, devrait-on ajouter, d'émotion. Son maître, qui l'a enfin reconnu, s'empresse auprès de lui, le secourt, le ranime, le sauve en un mot.
Cette traversée de plus de la moitié de l'Europe, entreprise par un animal; ces fleuves, ces montagnes franchis par un être faible au prix de souffrances terribles, tout cela tenté pour retrouver son maître, n'est-ce point un acte merveilleux d'une intelligence soutenue?
Source : Gallica

Ernest Menault L'intelligence des animaux (7e édition… (1899)

L'oiseau a de plus que nous une troisième paupière qui circule entre les deux autres, couvre tout le globe de l'oeil, le parcourt sans cesse pour le tenir propre et brillant comme un verre de lorgnette, et lui sert à la fois de frottoir et de rideau contre l'effet des rayons lumineux. Il est probable qu'un oeil aussi bien organisé doit servir admirablement l'intelligence de l'oiseau, dans ses migrations, dans ses voyages périodiques aux contrées les plus lointaines.
Après la vue, l'ouïe paraît être le second sens de l'oiseau, c'est-à-dire le second pour la perfection.
Source : Gallica

Ernest Menault L'intelligence des animaux (7e édition… (1899)

Une seule chose lui reste, c'est de se plonger dans le courant ; mais l'aigle prévoit la ruse; il force sa proie à rester dans l'air en se tenant sans relâche au-dessous d'elle et en menaçant de la frapper au ventre et sous les ailes. Cette profondeur de combinaison, que l'homme envierait à l'oiseau, ne manque jamais d'atteindre son but; le cygne s'affaiblit, se lasse et perd tout espoir de salut; mais alors son ennemi craint, encore qu'il n'aille tomber dans l'eau du fleuve : un coup de serre de l'aigle frappe la victime sous l'aile et la précipite obliquement sur le rivage.
Source : Gallica

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