Résumé

Portrait de Antoine Laurent Apollinaire Fée Antoine Laurent Apollinaire Fée,  Études philosophiques sur l'instinct et l'intelligence des animaux (1853)

“ Néanmoins nous ne parvenons jamais à changer complètement les animaux : le boeuf garde toujours quelque chose de la brutalité de sa nature ; l'éléphant, s'il s'échappe, revient à la vie sauvage ; le chien se montre, quoique très-rarement, carnassier comme le loup, et le chat le mieux apprivoisé, nous rappelle de temps en temps l'étroite parenté qui l'unit au tigre. Le cheval lui-même, que la nature a fait, comme tous les êtres, pour vivre indépendant, s'irrite du frein qui arrête son essor, et ses hennissements sont un appel à la liberté. ”
Source : Gallica

Portrait de Antoine Laurent Apollinaire Fée Antoine Laurent Apollinaire Fée,  Études philosophiques sur l'instinct et l'intelligence des animaux (1853)

“ L'antipathie que certains animaux ont les uns pour les autres, prouve qu'il doit y avoir des exemples de sympathie.
Certains animaux éprouvent les uns pour les autres, d'évidentes antipathies ; exemples : le chien et le chat, le loup et le chien, la marmotte et le chat, le furet et le lapin. Cette haine instinctive semble prouver qu'il doit y avoir des animaux d'espèce différente, qui éprouvent de l'affection les uns pour les autres. Chaque sentiment a nécessairement son contraire : l'antipathie prouve la sympathie, comme la paresse l'activité, et la lâcheté le courage.
”
Source : Gallica

Portrait de Antoine Laurent Apollinaire Fée Antoine Laurent Apollinaire Fée,  Études philosophiques sur l'instinct et l'intelligence des animaux (1853)

“ L'intelligence de l'éléphant ne va pas jusqu'à éviter le piège dans lequel il est déjà tombé ; l'expérience ne lui apprend rien ; bien différent en cela d'autres, animaux, du renard et de l'ours entre autres, regardés comme très-inférieurs.
C'est plutôt un captif soumis qu'un domestique affectionné. L'homme a réduit l'individu, mais non l'espèce. Ce que l'éléphant reçoit par l'éducation ne se transmet pas à la race, lorsque par cas exceptionnel, il engendre dans la captivité. Quand il le peut, il revient à la vie sauvage, dont le souvenir ne se perd jamais complétement.
”
Source : Gallica

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