Alfred Truqui

Résumé

Alfred Truqui Zoologie parisienne (1869)

Les pièces d'or et les bijoux sont les objets sur lesquels la pie s'abat de préférence. Aussi ne saurait-on trop engager les jeunes gens à se méfier de cet oiseau qu'ils ont l'imprudence d'introduire chez eux, séduits par son plumage noir et blanc, qui lui donne des airs de veuve à consoler. Il semble que pour dissimuler ses coupables projets, la pie prenne à tâche d'étourdir les gens qu'elle veut dépouiller, tant son bavardage a quelque chose de criard et d'énervant. Toujours effrontée et
bavarde, la pie est une visiteuse à ne recevoir qu'avec une excessive réserve.
Source : Gallica

Alfred Truqui Zoologie parisienne (1869)

Rude au toucher, peu avenant et rarement distingué dans ses manières, cet animal gagne beaucoup à être goûté. Les tranches laiteuses d'une délicatesse extrême et d'une saveur exquise qu'il offre aux gourmets, font de l'oursin un des produits les mieux réussis de la mer. Les Marseillais ont pour l'oursin une estime toute particulière. Je me suis laissé dire que cela pourrait bien provenir de ce que, comme l'oursin, le Marseillais cache sous des dehors peu séduisants des qualités sérieuses qu'il
serait injuste de lui refuser.
Source : Gallica

Alfred Truqui Zoologie parisienne (1869)

On rencontre des renards dans presque toutes les professions et dans toutes les classes de la société ; mais on en trouve surtout parmi les gens déclassés qui n'ont jamais exercé de profession bien définie. Le caractère dominant du renard est d'aimer à flâner sur les marges du Code qu'il a eu soin de bien étudier. Je ne veux pas dire par là que ce soit un malhonnête animal ; mais, comme il a appris à hurler avec les loups, il a
adopté le principe qu'il est permis de jouer à fin contre fin, et près du renard, le renard contrefaire.
Source : Gallica

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