“ Pas de sot, mesdemoiselles, absolument, aucune espèce de sot, sot furieux ou sot modéré, sot sage ou sot idiot ; prenez n’importe quoi, si ce n’est un sot ; bien plus, soyez n’importe quoi vous-même, soyez même vieille fille, la pire des malédictions de la nature, plutôt que de ramasser un sot. ”
Sot
Définition et enjeux
Le terme sot, désignant un individu simple ou absent d'esprit, a traversé les œuvres littéraires et philosophiques pour illustrer des figures souvent contrastées. Daniel Defoe le condamne comme une malédiction, tandis que Georges-Victor Hénaux souligne une étrange fascination féminine pour ces personnages.
André Léo, dans Jean le sot, explore un personnage naïf mais bienveillant, opposé à son frère sage. Ces approches révèlent une tension entre l'idiotie et l'intelligence, le ridicule et la sagesse, thèmes étroitement liés à l'homme d'esprit ou au sage.
Citations sur “sot”
Les trois frères, ou La table, l'âne et le sac… (1884)
“ Je suis curieux de savoir quelle sorte de cadeau il me fera. C'est pourquoi, au lieu de s'attarder en chemin, il poussa tout droit vers la grande forêt, ce qui n'était pas bête pour un sot. * * * Au détour d'un massif, il vit le vieillard. Celui-ci l'aborda et lui fit ses questions habituelles. Le Sot eut soin de répondre comme il le fallait, et l'autre le pria de le suivre. La rustique maison était toujours là, souriante au milieu de sa clairière. Seulement, c'était un atelier de tourneur. ”
“ FEUILLETON DU TEMPSDU 19 MARSCONTES POPULAIRES JEAN LE SOT [1] On l’appelait de ce nom pour le distinguer de son frère, qui était dit Jean le Sage. Car vous savez que les gens de village aiment à donner à chacun le nom qui, dans leur idée, lui sied le mieux, plutôt que le nom commun de ses père et mère, nul homme ne venant au monde pareil à un autre. ”
Georges-Victor Hénaux, De l'amour des femmes pour les sots
“ C’est la roche détachée qui roule, court, bondit et fait son chemin toute seule, précipitée par sa propre masse. Le sort lui sourit tout particulièrement auprès des femmes. Jamais une femme n’a résisté à un sot. Jamais un homme d’esprit n’a eu impunément un sot pour rival. ”
Eugène Sue,
La coucaratcha (III/III)
“ «Si, au contraire, je veux me laisser bercer par l’insouciante et folle poésie du frais champagne, je sucerai les atomes de quelques oiseaux légers et brillants, un sot-l’y-laisse de faisan doré, un aileron de bartavelle aux pattes de pourpre... Alors l’éclat de mille bougies, des fleurs, du vermeil, des femmes, des cris d’amour et de gaîté... Alors vienne, pour compléter mon extase, une fringante tarentelle de la Muette, vienne la musique sublime du Barbier, musique enivrante qui rit, étincelle et pétille comme le gaz frémissant sous la mousse argentée!» ”
“ Comme un enfant qu’il était resté, Jean le Sot prenait intérêt à tout, et son frère le laissa causer comme une ajasse [2] a propos de tout ce qu’il vit : bête ou chrétien, colline ou ruisseau, espérant qu’ensuite, la langue fatiguée, il garderait mieux le silence. On-les reçut comme gens attendus. À la Grangelière, tout était paré, souriant, beau à voir, les parents accueillants, les filles en toilette, la ferme propre et rangée. Tout d’abord, Jean le Sage nomma son frère, et comme celui-ci n’était pas vilain garçon, la fille cadette lui lança un coup d’œil aimable. ”
Stendhal,
Pensées et Impressions
“ Je juge de la moralité politique d’un homme par son plus ou moins de haine pour l’instruction. Quelle duperie de parler de ce qu’on aime ! Que peut-on gagner ? Le plaisir d’être ému soi-même un instant par le reflet de l’émotion des autres. Mais un sot, piqué de vous voir parler tout seul, peut inventer un mot plaisant qui vient salir vos souvenirs. De là peut-être cette pudeur de la vraie passion que les âmes communes oublient d’imiter quand elles jouent la passion. Le sabre tue l’esprit. ”
“ Il ne le grondait jamais durement, ayant observé que ce qui réussissait le mieux avec le pauvre garçon c’étaient l’amitié et les bonnes paroles ; grâce à ces façons en effet, Jean le Sot était plein de zèle et ne demandait qu’à obéir à son frère et à lui plaire. Malheureusement, il ne comprenait jamais bien. Quelque précaution que prit Jean le Sage, il ne pouvait cependant tout dire. Toujours par quelque fente, la parole laisse passer l’esprit, n’étant ni assez vaste, ni de texture assez fine pour l’enfermer tout entier. ”
“ Mais Jean le sage, surtout quand il s’agissait de ses intérêts, avait une véritable éloquence ; et il revenait à la charge si souvent et avec de si bonnes raisons, qu’il fallait être à la fin de son avis. — Tu veux une femme jeune et jolie, di à son frère. Pauvre sot : Ne vois-tu donc pas que c’est le plus grand malheur qui puisse arriver à un homme ! Un bien que l’on vous envie est toujours en grand péril. Pour une maison, des champs, des bœufs, il n’y a point de danger : la loi défend qu’on y touche. Pour une somme d’argent, suffit de la bien cacher : elle ne tentera personne. ”
Georges-Victor Hénaux, De l'amour des femmes pour les sots
“ Une boucle de cheveux mal arrangée, un salut rendu avec moins d’empressement que d’habitude, un son de voix discordant, un mot mal choisi, tout lui est prétexte pour ralentir la marche et prolonger les plaisirs de la traversée. Mais combien de femmes apprécient ces chastes manèges, et comprennent le charme de ces haltes au bord d’une eau vive qui reflète le ciel ? II leur faut de l’amour, de quelque nature qu’il puisse être, et celui que le sot leur offre leur suffit, si ennuyeux qu’il soit. ”
Eugène Sue,
La coucaratcha (I/III)
“ Après cela, comment voulez-vous qu'une passion forte et désordonnée aille jaillir de ces petites sensations, frêles, délicates, pailletées et coquettes... comme les robes de bal qui ne gardent qu'un jour leur éclat fragile et brillant.—On ne quitte ni père, ni monde, ni mari pour cet amour-là.—Cet amour est si peu gênant, si discret, si commode, tient une si petite, petite place,—qu'il faudrait être de profonds envieux, ou de grands sots pour le contrarier. ”
Marie-Louise Lévêque, Les Nostalgies, poésies (1926)
“ Les matins et les soirs qui naissent Au début, à la fin du jour, Que tous les poètes connaissent, Je les admirerai toujours ! L'ETANG Nous quittâmes un jour la vieille maison grise, Allant par les sentiers dans l'air pur du matin. Des parfums ennivrants venaient avec la bise, Nous avançions pensifs, et la main dans la main. Nous étions deux alors pour regarder la vie, Et ce chemin étroit nous vit passer un jour ; — Jours heureux d'autrefois, ce soir, je vous envie ! — Je n'ai plus aujourd'hui ni espoir, ni amour ! ”
Frédéric Ozanam,
Lettres de Frédéric Ozanam 1831-1853
“ Puis, quelle espèce de journée vous conterai-je ? Sera-ce quelque jour obscur de la semaine, un jour ouvrable, un jour de misère et de procédure civile ? ou bien sera-ce quelque radieux dimanche avec ses pieux offices et ses plaisirs tranquilles, ou enfin quelqu’une de ces rares journées de fêtes et de réjouissances, comme on en passe une ou deux seulement toutes les années, avec d’aimables compagnons, sous un ciel pur, au milieu de riantes campagnes. ”
Georges-Victor Hénaux, De l'amour des femmes pour les sots
“ XII Après avoir recherché les causes du bonheur des sots et du malheur des gens d’esprit en amour, irons-nous perdre un temps précieux à accuser les femmes d’injustice ? Nous n’hésitons pas, quant à nous, à rejeter tous les torts sur les gens d’esprit, comme le fait le profond Champeenets. ”
Fulcran Vigouroux, Dictionnaire de la Bible - Vigouroux
“ Rom., xiii, 13. Le jour est le temps du travail. Joa., ix, 4 ; xi, 9. Par contre la vie présente avec ses obscurités, au milieu desquelles la prophétie luit comme un flambeau, est comparée à la nuit, la réalisation de la prophétie sera la lumière du jour, II Pet., i, 19 ; le jour c’est le temps du salut qui approche. Rom., xiii, 12. « Tel fait une distinction entre les jours. Celui qui distingue les jours agit ainsi pour le Seigneur, » dit saint Paul. Rom., xiv, 5, 6. Enfin, dans Matth., VI, 34, se trouve le proverbe : « À chaque jour suffit son mal. » ”
Thierry Sandre,
Le Purgatoire
(1924)
“ C’est aujourd’hui dimanche, le temps est beau, il y a du monde dans les rues et sur les places, et, comme si nous étions assis devant l’écran d’un cinéma, nous voyons ici des gens qui entrent à l’église au moment où la cloche sonne pour annoncer que la messe commence, et là, plus loin, nous assistons à la sortie de l’office. ”
Pierre-Marie Quitard, Dictionnaire des proverbes
“ S’il est malheureux, ce n’est guère que par sa faute. Ce qu’il appelle son malheur n’est le plus souvent que l’expiation nécessaire de ses erreurs ou de ses sottises, et il ne souffre de vrais maux que ceux qu’il se fait lui-même. Tout ce qu’on a dit de plus philosophique sur la nécessité de vivre comme on voudrait avoir vécu, de n’imputer l’amertume de ses regrets qu’à l’intempérance de ses désirs, de chercher sa félicité au dedans de soi et son bien-être dans une vie laborieuse et bien réglée, tout cela est rappelé par ce proverbe si vulgaire, Comme on fait son lit on se couche. ”
Mes chers amis, Déjà depuis plusieurs semaines… (1867)
“ Après une journée de lutte, de brisement et de pénible labeur, un regard affectueux et souriant de votre part, une main prête à serrer la sienne, une parole du cœur, des questions inspirées par une sollicitude discrète, un foyer où vous aurez mis la délicatesse et la poésie de votre amour, voilà de quoi éclairer son front et lui faire un beau soir après les journées les plus orageuses. ”
Gustave Flaubert,
Correspondance de Gustave Flaubert
“ Tâchez d’être seule dimanche prochain dans l’après-midi, afin que nous ayons nos aises pour littératurer à loisir. Il y a moyen, je crois, en huit jours, de faire de ce livre un chef-d’œuvre ou quelque chose d’approchant. Si vous trouvez l’expression trop forte, c’est que vous ne comprenez pas ce que vous avez fait. ”
Émile Dupré-Lasale, Notice sur M. Falconnet, conseiller honoraire à la cour de cassation… (1893)
“ Le temps n'est plus où le dimanche nous revoyait assis au même foyer, rêvant les mêmes rêves, désirant les mêmes désirs, formant une seule intelligence dont tu étais, toi, la partie riante, mobile, moi, le centre de gravité, solide mais lourd. ”
Charles Benoist,
Revue des Deux Mondes
“ Le grand soir approche, ou le grand matin. Depuis 1839, depuis qu’il a jeté dans la circulation son petit livre, l’Organisation du Travail, l’homme est là. Il a l’ambition, il a la flamme, il a la foi. ”
Paul Claudel,
Connaissance de l’Est
“ En ce moment, c’est le soir : on fait une immense publication des nouvelles de la journée. Chacun croit qu’il parle seul : il s’agit de rixes, de nourriture, de faits de ménage, de famille, de métier, de commerce, de politique. ”
Émile Verhaeren,
Toute la Flandre
“ Le fulgurant visage Du grand soleil couchant. L’heure arrive des faux, l’heure arrive des proies ; Juillet torride, en ses brassins de flamme, noie Le sol, le bois, le ciel et les guérets d’été. ”
François de Sales,
Introduction à la vie dévote
(1695)
“ Dès la veille tâchez de ménager quelques momens pour lire sur le soir un Livre spirituel, qui traite de la mort ou des dernières fins, et, après avoir préparé votre Méditation, allez prendre votre repos, dans la pensée que le lendemain sera le dernier jour de votre vie. ”
“ La journée, comme la matinée, comme d’ailleurs tous les jours passés et futurs, dit-elle. — Il me semble que tu t’abandonnes trop à tes idées noires. Il faut se secouer, il faut regarder la vie en face... ”
George Sand,
Théâtre complet de George Sand
“ Qu’il descende dans nos cœurs, le repos du bon Dieu, à la fin d’une journée d’épreuves, où chacun de nous a réussi à faire son devoir ! Demain cette cloche nous réveillera pour nous rappeler au travail ; nous serons debout avec une face joyeuse et une conscience épanouie. ”
George Sand,
Correspondance 1812-1876
“ Ne crains pas de me voir rire de tes ennuis et de tes chagrins : je ne suis pas dangereuse en ce genre ; le lendemain du jour où je t’aurais persiflé, tu aurais ta revanche. Mes jours ne ressemblent guère les uns aux autres, et c’est pour moi que fut inventé le proverbe : « Tel qui rit vendredi, etc. » ”
Alain-René Lesage,
Histoire de Gil Blas de Santillane
(1864)
“ Le matin, comme des acteurs qui se préparent à jouer une comédie, nous nous disposions à faire nos personnages. Chacun courait à son poste, et le soir nous réunissant tous, nous nous réjouissions pendant la nuit aux dépens de ceux qui avoient eu pitié de nous pendant le jour. ”
Abel-François Villemain,
Essais sur le génie de Pindare
“ L’astre du soir, amies, a ravi l’une de nous. À ton approche, astre du soir, la garde est toujours vigilante. La nuit cache les voleurs, que toi, dans ton retour, tu surprends les mêmes sous un autre nom. ”
Paul Vibert,
Pour lire en automobile
“ Mon cher, une découverte curieuse : chez moi la matinée finit à midi, d’accord avec le dictionnaire. Ici les matinées durent jusqu’à sept heures du soir, et c’est ainsi que tous les dimanches, tous les jeudis il y a des matinées dans les théâtres et je suis invité à des matinées dans le monde. Comme c’est amusant. ”
Gilbert Sore, Mon vieux pays : poèmes de la Lande (1926)
“ Dans le coeur de chacun, même sans qu'il s'en doute, Le passé ressuscite, et filtre, goutte à goutte, Un avenir réconfortant. C'est dimanche ! Partout, la voix dit : « C'est dimanche ! » Comme un ruisseau jaseur, comme une eau qui s'épanche Et court joyeuse en s'étalant, La voix court dans les bois, la voix court sur la lande, Et le bel oiseau bleu de la douce légende Avait un vol plus nonchalant. La plus humble chaumière a frémi de cette onde ”
Georges Rodenbach,
Le Règne du silence
“ Vieilles cloches vidant leurs corbeilles de fer D’où tombe un buis d’antan aux branchettes fanées, Le buis bénit d’un temps pascal lointain et cher... Et je recueille en moi le buis mort des années ! XII Le dimanche est un ciel vide et silencieux Où j’écoute frémir les coiffes des béguines Dont la marche aboutit à mon cœur anxieux. ”
Pétrarque,
Choix de sonnets... 3e édition
(1869)
“ SONNET PAGE 1 16. Tercets. La première édition porte : Si mes pensers toujours, à tes traces fidèles, Volent encor vers toi, donne, donne à leur tour, A mon âme, à mon coeur d'aussi rapides ailes, Pour te suivre et te joindre au sublime séjour. Le moment est marqué : n'est-ce pas la journée Qui de ta sainte mort clôt la troisième année? La seconde édition : donne, donne à leur tour A. mon âme, à mon coeur d'aussi rapides ailes ! De te suivre et te joindre au sublime séjour Le moment est marqué : n'est-ce point la journée Qui de ta sainte mort clôt la troisième année ? ”
Georges-Victor Hénaux, De l'amour des femmes pour les sots
“ Elle reste à peu près stationnaire chez le pauvre diable, qui a rarement l’occasion de l’appliquer ; mais chez les hommes que la fortune ou la position sociale met de bonne heure en contact avec le monde, elle prend promptement des proportions démesurées. C’est ce concours de la sottise innée et de la sottise acquise qui produit la plus redoutable espèce de sots, les sots que l’académicien Trublet appelle les sots accomplis, les sots de toutes pièces, les sots à l’apogée de la sottise. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Théâtre de Goethe
“ PROMÉTHÉE, un flambeau à la main. Clarté du flambeau, agitée le matin dans les mains du père, à la face de l’étoile, tu annonces le jour avant le jour ! Sois honorée comme une divinité ! car le travail le plus digne d’une sérieuse estime est celui du matin ; lui seul assure à toute la journée la nourriture, le bien-être, la pleine jouissance des heures fatiguées. ”
Henriette Dessaules, Lettres de Fadette
“ Pendant toute l’année, nous avons marché sur le vieux chemin connu, reprenant chaque matin la tâche quotidienne, déposant le soir les mêmes fardeaux, et de saison en saison, quelquefois las, quelquefois tristes, nous regardions pourtant les jours monotones, s’enfuir trop rapidement. ”
Jeanne Schultz, La main de Sainte Modestine (1922)
“ «Le matin, pensez que vous n’atteindrez pas le soir. Le soir, n’osez pas vous promettre de voir le matin», est prête, sinon d’âme, au moins de dispositions et de prudence matérielles, à ne pas rentrer chez elle un jour, et à n’y laisser ni danger, ni héritage douloureux pour ceux qui restent? ”
Victor Pavie,
Les Poètes du terroir
“ Et que midi surprit dans l’essor du matin, De mon passé l’image errante et poursuivie M’explique le présent qui l’absorbe en son cours ; Dans l’orbe des saisons je vois tourner la vie, Notre vie est l’année, et nos ans sont des jours. ”
J. Desvoges, Lumière et joie d'Orient : impressions de voyage (1908)
“ Chaque soir, je me réjouis de son lever, chaque matin de son coucher et j'aime tant ces grands horizons, ce ciel transparent, ces étincelles de chaleur divine, cette vie simple des pasteurs, tout, tout enfin, qui me rapproche de Celui que je suis venue chercher ! ”
Georges-Victor Hénaux, De l'amour des femmes pour les sots
“ Quant à l’impartialité qui a présidé à la rédaction de ce travail, elle ne sera, je l’espère, mise en suspicion par personne. J’exalte les sots sans rancune, et si je critique les gens d’esprit, c’est avec un désintéressement dont on appréciera aisément toute l’étendue. ”
“ Ensuite, il pensait à son frère, à la fille de la Grangelière, qui avait une sœur ; le cœur lui battait très fort. Il pensait aussi à sa mère et se sentait envie de pleurer. Entre temps, le sentiment des devoirs dont il était chargé ne le quittait point, et il se remarmotait, de moment en moment, ces paroles de son frère : « Tu sais ce que nous avons, veille à ce que rien ne s’en aille. » Précisément, il longeait la belle pièce de blé qui faisait l’orgueil de Jean le Sage, et qui était si haute, si épaisse, de si belle venue, qu’elle excitait l’admiration et l’envie de tous les voisins. ”
