René Doumic,
Lettres d’un philosophe et d’une femme sensible…
“ Le bonheur dont je jouis vous console, dites-vous, de notre séparation, mais il ne faut pas plus tromper ses amis sur son bonheur que sur sa santé, et je dois vous dire que je suis loin d’être heureux. Je n’ai point à me plaindre de Mme de Meulan, elle me donne tout ce qui dépend d’elle, mais l’amitié est un sentiment qu’on ne commande point, que les égards les plus touchans ne peuvent imiter longtemps, et je me vois à la fin forcé de m’avouer que ce sentiment, dont je m’étais flatté, n’existe point pour moi dans son âme. ”
