Gaston Rageot,
Madame Du Deffand
(1937)
“ D'ailleurs, comme si la lumière de l'esprit de Voltaire éclairait le sien, elle lui parle d'elle-même comme de lui, sentant le vide de son âme et combien elle a besoin de lui. Autour d'elle, elle ne sent plus personne de son avis : « Je n'ai de goût ni d'amitié pour personne ni personne n'en a pour moi. Je me tourmente pour avoir du monde à souper : j'ai mille peines à rassembler une fastidieuse compagnie qui m'ennuie à la mort. » Et toute l'époque ne vaut pas mieux que son salon, ils sont bien d'accord là-dessus : les sots et les piedsplats triomphent. ”
