Claude Ferval,
Madame Du Deffand : l'esprit et l'amour au XVIIIe siècle
(1933)
“ « Il est charmant, écrit Mme du Deffand, interprète en cela du jugement de toutes; il n'y a plus que lui en qui on trouve de l'esprit, de l'agrément; hors de lui, tout est sot, extravagant ou pédant. » Cet indicible charme, aucune femme ne devait le subir aussi complètement, aussi durablement que la sienne. Ne devant jamais parvenir au bonheur d'être aimée, Mme de Choiseul aura du moins celui d'aimer, dont quelques-uns assurent qu'il est le plus grand de tous. Si une justice réglait les mouvements du cœur, Louise-Honorine aurait inspiré à son époux la plus vive passion. ”
