Résumé

Portrait de Claude Ferval Claude Ferval Madame Du Deffand : l'esprit et l'amour au XVIIIe siècle (1933)

« Il est charmant, écrit Mme du Deffand, interprète en cela du jugement de toutes; il n'y a plus que lui en qui on trouve de l'esprit, de l'agrément; hors de lui, tout est sot, extravagant ou pédant. »
Cet indicible charme, aucune femme ne devait le subir aussi complètement, aussi durablement que la sienne. Ne devant jamais parvenir au bonheur d'être aimée, Mme de Choiseul aura du moins celui d'aimer, dont quelques-uns assurent qu'il est le plus grand de tous. Si une justice réglait les mouvements du cœur, Louise-Honorine aurait inspiré à son époux la plus vive passion.
Source : Gallica

Portrait de Claude Ferval Claude Ferval Madame Du Deffand : l'esprit et l'amour au XVIIIe siècle (1933)

On ne saurait le nier, lorsqu'il s'agit de Julie, dont chacun connaît les accents délirants et désespérés; cette assertion
n'est pas moins exacte, malgré son air de paradoxe, en ce qui concerne la marquise. Chaleureuse, emportée, elle l'est chaque fois que son cœur est en jeu. Horace Walpole, celui de ses amis qui l'a le mieux connue, déclare: « Son jugement est aussi juste que possible et sa conduite n'est qu'une erreur continuelle, car elle est tout amour et aversion, passionnée jusqu'à l'enthousiasme pour ses amis, toujours anxieuse d'être aimée, ennemie violente, mais franche. »
Source : Gallica

Portrait de Claude Ferval Claude Ferval Madame Du Deffand : l'esprit et l'amour au XVIIIe siècle (1933)

On n'y rencontre aucun de ces orages qui éclatent si souvent entre Mme du Deffand et Walpole, point de ces tempêtes que soufflent les passions, mais rien non plus de ce qui transporte, exalte, fait amèrement et délicieusement pleurer. De l'esprit, rien que de l'esprit, ce dernier refuge de ceux qui ont tout épuisé, tout supprimé, tout renié, ce suprême asile où le cœur ne risque nulle agitation, mais dont le climat est parfois bien aride.
Cependant, Mme de Choiseul, qui s'ennuie parfois à Chanteloup, se réfugie dans l'affection de sa vieille petite-fille et la supplie de revenir la voir.
Source : Gallica

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