Résumé

Gaston Maugras,  La Fin d'une société. Le duc de Lauzun et la cour intime de Louis XV… (1893)

“ Mme du Deffant pouvait avec raison comparer Chanteloup à la vallée de Josaphat .
Tous ces hôtes bouleversent le château : c' est un bruit , un tintamarre dont on n' a nulle idée . Le pauvre abbé Barthélemy ne sait où donner de la tête : « Ah ! mon Dieu , que de monde , que de cris , que de bruit , que de rires perçants , que de portes qu' on semble enfoncer , que de chiens qui aboient , que de conversations tumultueuses , que de polissonneries , que de voix , de bras , de pieds en l' air , que d' éclats de rire au billard , au salon , à la pièce du clavecin ! »
”
Source : Gallica

Gaston Maugras,  La Fin d'une société. Le duc de Lauzun et la cour intime de Louis XV… (1893)

“ Il alla trouver Guéménée et lui avoua loyalement l' état de son cœur . Le prince ne se montra pas indigne de cet aveu , et il fit preuve d' une confiance généreuse dont un cœur honnête et bon pouvait seul être capable : « J' adore Mme Dillon , dit -il à Lauzun , cela est vrai , et je lui ai voué ma vie entière ; mais je ne sais encore si elle m' aime . Ne t' éloigne pas , laissons-la libre de choisir , et si elle prend un amant , du moins qu' elle ne perde pas un ami . »
Lauzun resta en effet , et l' on ne vit jamais deux rivaux se marquer plus de confiance et s' aimer plus
tendrement .
”
Source : Gallica

Gaston Maugras,  La Fin d'une société. Le duc de Lauzun et la cour intime de Louis XV… (1893)

“ Lauzun resta quelque peu abasourdi devant une confidence aussi nette et aussi franche . Les mouvements les plus divers traversaient son esprit , et il demeurait dans un étrange embarras . D' un côté , il était prodigieusement flatté d' avoir été distingué par Mme de Gramont , femme déjà célèbre et aux pieds de laquelle était toute la cour . D' autre part , comment repousser une jeune et jolie femme que l' on a aimée , et qui s' offre à vous ? Tout ce que la jeunesse peut réunir de grâces et de charmes , les yeux de Mme de Stainville le faisaient espérer . Mme de Gramont fut sacrifiée . ”
Source : Gallica

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