Résumé

Gaston Maugras La Fin d'une société. Le duc de Lauzun et la cour de Marie-Antoinette… (1909)

Au bout d'un mois, la princesse elle-même se présentait à son amant ravi. Après les premières effusions, Mme Czartoryska dut aborder un sujet plus sérieux; elle raconta à Lauzun qu'elle avait dû tout avouer à son mari; il avait exigé d'elle qu'elle ne reverrait jamais le duc. « Mes larmes ont été ma seule réponse, ajouta-t-elle; pouvais-je promettre de t'abandonner? Tu connais mon mari; aigri par des gens méchants, il peut avoir un moment d'humeur; mais le fond de son caractère est bon et indulgent. Il n'est point jaloux et te verra bientôt sans répugnance. »
Source : Gallica

Gaston Maugras La Fin d'une société. Le duc de Lauzun et la cour de Marie-Antoinette… (1909)

Du reste, Lauzun n'était pas seul à prodiguer des soins à Mme de Coigny; la jeune femme, très séduisante, pleine de charme et d'esprit, était entourée d'hommages bien faits pour flatter sa vanité ; elle ne dédaignait pas d'avoir autour d'elle une cour d'adorateurs, et, bien que Lauzun fût assurément le préféré, bien qu'elle lui témoignât des égards particuliers, le duc ne la voyait pas sans inquiétude poursuivie d'assiduités intéressées; il tremblait qu'un rival, plus heureux ou plus audacieux, n'emportât ce cœur qu'il rêvait de posséder, et bien souvent la jalousie le torturait cruellement.
Source : Gallica

Gaston Maugras La Fin d'une société. Le duc de Lauzun et la cour de Marie-Antoinette… (1909)

« N'êtes-vous pas citoyens comme nous? leur disait-on.
Comment répandez-vous le sang de vos frères pour nous rendre tous les esclaves de l'aristocratie? » Ce langage, soutenu par beaucoup d'or et d'argent, finit par ébranler la fidélité de ce corps d'élite. Sous le maréchal de Biron, c'était un modèle parfait de bravoure, de fidélité et de discipline militaire. Mais le duc du Châtelet, homme à idées étroites, avait fait beaucoup d'innovations qui avaient déplu. Des protestations s'étant élevées, il les avait réprimées par des punitions corporelles qui avaient révolté les hommes.
Source : Gallica

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