Marquis de Ségur

Résumé

Marquis de Ségur Au couchant de la monarchie

La femme, chez Marie-Antoinette, était supérieure à la reine. Ses qualités comme ses défauts formaient avec Louis XVI le plus parfait contraste. On a discuté son physique, et il paraît certain qu’elle n’était pas régulièrement jolie ; mais sur sa grâce, sur sa noblesse, sur le charme et l’éclat radieux qui paraient sa jeunesse, tous les témoignages sont d’accord. « Lorsqu’elle est debout ou assise, c’est la statue de la beauté ; lorsqu’elle se meut, c’est la grâce en personne... On dit qu’elle ne danse pas en mesure, mais alors c’est la mesure qui a tort. »
Source : Wikisource

Marquis de Ségur Au couchant de la monarchie

C’est, comme on voit, une capitulation complète, et rien n’est plus tristement instructif sur l’humiliante faiblesse d’un prince qui, à quelques semaines de distance, se déjuge publiquement avec cette docilité complaisante. « Le Roi, observe Mercy-Argenteau, se trouve ainsi dans une contradiction manifeste avec lui-même. Il se compromet, et il compromet tous ses ministres, au su du public, qui n’ignore aucune de ces circonstances, et qui n’ignore pas non plus que tout cela s’opère par la volonté de la Reine et par une sorte de violence exercée de sa part sur le Roi. »
Source : Wikisource

Marquis de Ségur Au couchant de la monarchie

J’avais eu mon beau rêve, en imaginant que la France pouvait avoir un ministère honnête, capable et uni, dont M. de Maurepas serait le lien. Mon cœur éprouve une vive amertume, quand je pense que les trois hommes publics avec lesquels j’étais le plus lié ont été placés par le sort dans le même ministère, qu’ils semblaient destinés à rendre le règne actuel le plus glorieux de tous, et qu’ils en ont laissé échapper l’occasion, le premier (Malesherbes) faute de volonté pour rester au pouvoir, le second (Turgot) faute de conciliabilité, le troisième (Maurepas) faute d’âme pour suivre ses lumières.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature