Contrôleur général des finances

Définition et enjeux

Emmanuel Besson Le contrôle des budgets en France et à l'étranger… (1901)

Law, devenu contrôleur général des finances, lui attribua la fonte des monnaies, le bail général des fermes et même la perception des impôts jusque-là recouvrés par les receveurs généraux. Ainsi, toute l'administration financière du royaume tombait aux mains d'une compagnie d'agioteurs qui, sous prétexte de fonder le crédit de l'Etat, ne songeait guère qu'à tromper le public sur l'étendue de ses bénéfices hypothétiques et à spéculer sur sa crédulité.
Grâce à la complicité toute-puissante du régent, la société n'eut pas de peine à donner le change sur la prospérité de son entreprise.
Source : Gallica

Rodolphe Dareste de La Chavanne La Justice administrative en France… (1897)

Tout ce qui s'appelle affaires de finances, dit Saint-Simon', taxes, impôts, droits, impositions de toute espèce, nouveaux, augmentation des anciens, régies de toutes les sortes, tout cela est fait par le contrôleur général seul, chez lui, avec un intendant des finances dont la fonction est d'être son commis, quelquefois avec le traitant seul.
Source : Gallica

Victor de Marcé Traité de la comptabilité publique… (1905)

La vérité juridique, au point de vue du droit constitutionnel, c'est de confier le contrôle préalable de l'exécution du budget, engagements et ordonnancements des dépenses, aux ministres eux-mêmes, individuellement responsables devant le Parlement de l'emploi des crédits affectés à leurs départements respectifs, ou, si l'on veut absolument un contrôle extérieur aux divers ministères ordonnateurs, il faut faire du ministre des finances, comme les Anglais l'ont fait de la Trésorerie, le contrôleur général des dépenses de l'État.
Source : Gallica

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