Rodolphe Dareste de La Chavanne

Élements biographiques

Rodolphe Dareste de La Chavanne La Justice administrative en France… (1897)

C'est ce que le Conseil d'Etat a expressément jugé. En principe l'État n'est pas responsable des préjudices particuliers qui peuvent être la conséquence d'une mesure de gouvernement prise dans un intérêt général et de sûreté publique. Il en est de même des faits de guerre, de conquête, de capitulation militaire. Ils ne sauraient motiver une demande d'indemnité, de même qu'ils ne pourraient être annulés par la justice administrative. Du reste, la responsabilité de l'État ne peut jamais être que civile. L'État ne peut jamais être réputé l'auteur d'un délit ou d'une contravention.
Source : Gallica

Rodolphe Dareste de La Chavanne De la propriété en Algérie : loi du 16 juin 1851… (1864)

C'est le domaine de l'État.
D'autres, à raison de leur nature, de leur destination ou même de leur importance, sont considérés par la loi comme ne pouvant et ne devant appartenir qu'à la nation, dans l'intérêt de tous. Mis hors du commerce comme non susceptibles de propriété privée, ils ne peuvent être ni aliénés ni prescrits. C'est le domaine public. (Code Napoléon, art. 541, 2226 et 2227.) Les départements et les communes ont, de même que la nation, outre leurs biens ordinaires, des biens inaliénables et imprescriptibles qui forment leur domaine public.
Source : Gallica

Rodolphe Dareste de La Chavanne Du prêt à la grosse chez les Athéniens… (1867)

II. — PLAIDOYER CONTRE PIIORMION.
Nous vous demanderons, juges, une chose juste, c'est de nous écouter l'un après l'autre avec bienveillance. Vous connaissez notre inexpérience. Il y a longtemps que nous venons sur votre place, nous y avons fait beaucoup d'affaires, et pourtant nous ne nous sommes jamais présentés devant vous pour plaider, ni comme demandeurs ni comme défendeurs. Aujourd'hui même, soyez-en sûrs, Athéniens, si nous pouvions penser que les fonds prêtés par nous à Phormion ont péri sur le bâtiment naufragé, nous n'aurions pas fait ce procès à notre débiteur.
Source : Gallica

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