Vente à réméré

Définition et enjeux

Émile Delacourtie,  Éléments de législation civile… (1888)

“ La vente à réméré est un moyen employé quelquefois pour se procurer de l'argent. Le réméré ne peut être stipulé pour plus de cinq ans. Si, dans le délai fixé, le vendeur veut exercer le réméré, il doit rembourser à l'acheteur le prix principal, les frais de la vente et les dépenses utiles que l'acheteur a pu faire. L'exercice du réméré a pour effet de résoudre le contrat et de faire considérer la vente comme n'ayant jamais eu d'existence, à ce point que les droits qui ont pu être consentis par l'acheteur à réméré s'évanouissent. ”
Source : Gallica

Ernest Cadet,  Dictionnaire usuel de législation… (1895)

“ La faculté de rachat ou de réméré ne peut être stipulée pour un terme excédant 5 ans. Faute par le vendeur d'en avoir usé dans le délai prescrit, l'acquéreur demeure propriétaire irrévocable.
La vente à réméré est, on le voit, un moyen de se procurer de l'argent, tout en conservant la possibilité de
rentrer dans la propriété de sa chose.
”
Source : Gallica

Marcel Porte,  Rapport sur les concours entre les étudiants… (1907)

“ Eh bien, ainsi compris, le rachat n'est pas et ne peut pas être sincère, l'acheteur ne rachète pas
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parce qu'il veut être acheteur; il vend parce qu'il a besoin d'argent, et qu'il n'en trouve qu'en vendant ses titres ; il rachète parce qu'il ne veut pas s'en désaisir immédiatement. S'il y avait une assimilation à établir, ce serait bien plutôt avec le contrat pignoratif et ses variétés, qu'avec la vente à réméré. Rappeler la vente à réméré à propos du report, c'est faire une comparaison bien imprudente, et qui appelle d'autres rapprochements.
”
Source : Gallica

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