Gustave Boissonade

Résumé

Gustave Boissonade Projet de code civil pour l'Empire du Japon… (1882-1888)

L'indemnité représente, il est vrai, ce que l'assureur a reçu; mais ce n'est pas l'immeuble qu'il a reçu, c'est une prime ou une cotisation annuelle. La vérité est donc que l'indemnité représente les primes ou cotisations reçues, et comme le contrat d'assurance est aléatoire, il peut arriver que l'indemnité excède de beaucoup les primes ou cotisations, parce qu'il n'y en aura eu qu'un petit nombre de versées, ou, au contraire, qu'elle y soit notablement inférieure, parce que, l'assurance étant très-ancienne,
il y aura eu beaucoup d'annuités payées.
Source : Gallica

Gustave Boissonade Projet de code civil pour l'Empire du Japon… (1882-1888)

La vente ne serait jamais nulle faute de cause, du chef du vendeur seul, car il acquerrait toujours une créance du prix, si la vente n'av-ait pas d'autre vice.
Mais elle peut être nulle faute de cause, du chef de l'acheteur; c'est quand il ne peut devenir propriétaire par le seul effet du contrat, ce qui justement est le cas,
lorsque la chose n'appartient pas au vendeur.
Source : Gallica

Gustave Boissonade Projet de code civil pour l'Empire du Japon… (1882-1888)

Quant à la preuve décisive à fournir de la lésion, pour le jugement du fond, il ne semble pas qu'il y ait de raison majeure de s'écarter du droit commun des preuves, en n'admettant exclusivement que la preuve par experts, ni d'exiger trois experts nommés d'office par le tribunal. Sans doute, l'expertise sera presque toujours nécessaire, parce qu'elle est le moyen le plus naturel et le plus sûr de connaître la véritable valeur qu'avait l'immeuble au jour de la vente, mais il est plus naturel que chaque partie nomme son expert et que le tribunal en nomme un seul.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature