Prosper Rambaud

Résumé

Prosper Rambaud Code civil par demandes et réponses… (1872-1873)

La femme commune en biens peut s'engager avec son mari envers un tiers de deux manières, solidairement ou conjointement.
Lorsqu'elle s'est engagée solidairement avec son mari, elle decent vis-à-vis du créancier un véritable débiteur solidaire; et celui-ci peut, à son gré, poursuivre pour le tout, soit la communauté, soit la femme. — Seulement alors, la femme, étant sous la dépendance de son mari, est réputée s'être engagée uniquement dans l'intérêt de celui-ci, et, par suite, elle est considérée, par rapport à lui, comme une caution, et non point comme un codébiteur.
Source : Gallica

Prosper Rambaud Code civil par demandes et réponses… (1872-1873)

Mais que faudrait-il décider si l'un des époux possédait en se mariant une créance alternative, ayant pour objet deux choses, l'une mobilière et l'autre immobilière? Au premier abord, on ne sait pas si cette créance tombera dans la communauté, car le payement seul en déterminera la nature. Le débiteur donne-t-il un immeuble en payement, cet immeuble reste propre à l'époux créancier. Donne-t-il au contraire un effet mobilier, cet effet tombe dans la communauté.
Source : Gallica

Prosper Rambaud Code civil par demandes et réponses… (1872-1873)

Entre le vendeur et l'acheteur, la vente d'une créance est, comme toute autre vente, parfaite par le seul consentement des parties. Dès qu'il y a eu accord sur la créance vendue et sur le prix, l'acheteur est propriétaire de la créance, et le vendeur doit lui faire la remise du titre qui la constate, afin de le mettre en mesure d'user du droit qu'il vient d'acquérir. —Le consentement du débiteur n'est pas nécessaire, parce qu'il lui est indifférent d'avoir à payer au cédant ou au cessionnaire.
Source : Gallica

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