Victor-Napoléon Marcadé

Résumé

Victor-Napoléon Marcadé Explication théorique et pratique du Code Napoléon… (1866-1867)

Le mal considérable dont la crainte peut faire annuler le contrat doit, à la vérité, être personnel au contractant. Mais remarquons qu'il y a souvent un mal bien réel pour moi dans le mal qui ne menace directement que telle autre personne ; car ce n'est pas seulement dans son corps ou dans sa fortune que l'homme peut être atteint; c'est aussi par le côté moral, dans ses affections et ses sentiments. Ainsi, il faudrait évidemment annuler le contrat auquel je n'aurais consenti que par la crainte de voir assassiner mon frère, un ami, un étranger même.
Source : Gallica

Victor-Napoléon Marcadé Explication théorique et pratique du Code Napoléon… (1866-1867)

Comment les créanciers pourraient-ils forcer la femme à leur livrer les biens communs en nature, eux qui n'auraient pas même ce droit pour les biens d'une succession vis-à-vis de l'héritier bénéficiaire? Est-ce que les uns ou les autres peuvent exiger autre chose que de l'argent, autre chose que la somme formant le montant de leurs créances?. Sans doute, comme l'objecte M. Duranton, l'art. 1483 veut que la femme rende compte de ce qui lui est échu; mais rendre compte d'un bien, ce n'est pas rendre le bien en nature.
Source : Gallica

Victor-Napoléon Marcadé Explication théorique et pratique du Code Napoléon… (1866-1867)

Nous avons vu que dans toute obligation, quelle qu'elle soit, il y a toujours autre chose que la volonté de la loi; que dans les obligations que l'on dit provenir de la loi seule, comme dans les autres, il y a toujours autre chose que la volonté législative, toujours quelque circonstance qui a fait naître un engagement naturel, un engagement de conscience, engagement que la loi vient approuver, sanctionner et transformer en obligation civile.
Source : Gallica

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