Charles-Frédéric Rau

Résumé

Charles-Frédéric Rau Cours de droit civil français… (1856-1863)

Il ne saurait dépendre du mari, en déclarant qu'il acquiert pour le compte de la femme, de priver celle-ci de son droit d'option, et de lui imposer une acquisition qu'elle ne jugerait pas convenable d'accepter. Si, en parlant d'une acquisition faite par le mari seul, la loi ajoute, et en son nom personnel, c'est uniquement pour indiquer que, dans cette hypothèse même, la plus favorable au mari qui prétendrait conserver l'acquisition par lui faite, la femme n'en jouit pas moins du retrait, et nullement pour lui refuser le droit d'abandonner l'immeuble.
Source : Gallica

Charles-Frédéric Rau Cours de droit civil français… (1856-1863)

Si les obligations contractées par une femme marchande publique obligent le mari, lorsqu'il y a communauté entre les époux; c'est parce qu'il participe aux bénéfices du commerce. On doit en conclure, par une raison inverse, que si, en l'absence de communauté, le mari n'est pas tenu des engagements contractés par sa femme, marchande publique, c'est parce qu'il n'est pas appelé à prendre part aux bénéfices.
Source : Gallica

Charles-Frédéric Rau Cours de droit civil français… (1856-1863)

Le droit de consentir au mariage n'est pas seulement accordé aux ascendants dans l'intérêt et pour la protection de leurs descendants, mais aussi dans leur intérêt propre, et en vue des conséquences préjudiciables que le mariage pourrait entraîner pour eux-mêmes, et pour la famille tout entière. Comment admettre que, si un fils de famille, marié sans le consentement de ses père et mère, venait à mourir, laissant sa femme enceinte, ces derniers fussent, par le fait même de ce décès, privés du droit d'attaquer le mariage.
Source : Gallica

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