Onésime Masselin, Dictionnaire juridique de O. Masselin… (1888)
“ Neuf fois sur dix, surtout à Paris et dans les grandes villes de France, la séparation de biens, n'est imaginée par le mari que pour se soustraire à l'exécution d'engagements à terme, mettre à l'abri le plus possible, s'assurer une habitation, un commerce ou une industrie louée, achetée ou installée au nom de la femme après séparation. En un mot, le plus souvent, la séparation de biens ne constitue qu'une comédie fort critiquable, un stratagème blâmable et une manoeuvre déloyale joués, mis en oeuvre par le mari, au nom de la femme, ou par les deux, pour rendre le mari insolvable, en apparence. ”
