Eliza Anne Baby, C. E. Casgrain : mémoires de famille
“ Aussi, mon fils, je ne puis recevoir d’adoucissement à ce que j’éprouve que lorsque je reçois vos lettres, que je les lis et relis avec tant de plaisir. Je n’ai aucun doute, ô le plus tendre des fils ! vu le pouvoir qu’a sur toi l’amour maternel, que tu n’adresses souvent et avec ardeur des vœux au Ciel pour ma conservation. Oui, mes chers enfants, je puis le dire sans me tromper, que vous êtes tous pénétrés du même sentiment. Que peut désirer de plus une mère qui reçoit de ses enfants, les mêmes tendresses qu’elle est prête de leur faire éprouver jusqu’au dernier moment. ”
