Résumé

Pierre Bion Vie de Sainte Berthe, abbesse de Blangy-sur-Ternoise… (1870)

Le Sauveur l'a élevé, dans la loi nouvelle, à la dignité de sacrement. Il est l'image exacte de son union avec l'Église. Comme Adam, Jésus s'est endormi sur l'arbre de la croix, et son côté s'est ouvert, comme celui du premier époux, pour laisser échapper l'eau du Baptême et le sang de l'Eucharistie qui sont les sources où son épouse l'Église prend sa naissance et trouve la vie. Dieu
n'a pas voulu que l'épouse fût tirée des pieds d'Adam, car la femme n'est pas une esclave.
Source : Gallica

Pierre Bion Vie de Sainte Berthe, abbesse de Blangy-sur-Ternoise… (1870)

Encore une fois, aimer c'est souffrir. Et Dieu donne presque toujours la croix la plus pesante à celui qui l'aime davantage. Berthe, durant les longues années de sa solitude, avait grandi, plus que nous
ne saurions le dire, dans l'amour de Dieu, une tribulation, plus grande que les tribulations passées, devait l'associer plus étroitement à la passion de son divin époux.
En outre de Gertrude et de Déotile, Berthe avait, nous l'avons vu, une troisième fille, Emme, qui vivait saintement dans le cloître, mais sans vœux et avec les habits séculiers.
Source : Gallica

Pierre Bion Vie de Sainte Berthe, abbesse de Blangy-sur-Ternoise… (1870)

Est-ce à dire que Berthe, même dès sa plus tendre enfance, était sans aucun défaut ? Il faudrait ignorer les misères de notre pauvre nature pour oser l'affirmer. Berthe pouvait se perdre comme tant d'autres qui gémissent dans. l'abîme ; car, comme vous et moi, elle avait le choix entre le bien et le mal. Que la fille des seigneurs de Blangy fût née de parents moins chrétiens, la nature viciée aurait pris le dessus, et malgré son inclination bien prononcée pour la vertu, elle aurait, comme le grand nombre,
marché dans la voie large et séduisante qui conduit à l'enfer.
Source : Gallica

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