Pierre Bion

Élements biographiques

Pierre Bion,  L'anneau impérial (1864)

“ Hors ma Tigrina, tout le reste n'est rien pour moi. Ma Tigrina est tout pour son père: c'est sa joie, sa santé, sa consolation, sa vie même ! Pour donner une minute de bonheur à ma fille, j'assassinerais le meilleur de mes amis ! Pour être agréable à ma Tigrina, je trancherais la tête à l'univers tout entier si l'univers avait une tête. Mais, dis-moi, mon enfant, te feras-tu belle pour demain? Oh! vois-tu, il faut qu'en présence de Serga tu effaces toutes les autres beautés, et que tu fasses ombrage à Laetitia elle-même... ”
Source : Gallica

Pierre Bion,  Le Doigt du commissaire, ou les Progrès de l'époque… (1873)

“ La Javelle se leva, cracha sur le Christ, posa son pied sur sa face et vint se placer près de la petite table, vis-à-vis de son chef.
— Et maintenant, citoyenne, jurez-vous, sur ce poignard, de travailler, par tous les moyens qui sont en votre pouvoir, à l'anéantissement de Dieu, de son Église et de ses prêtres ?
— Je le jure, dit la Javelle en étendant la main droite sur le poignard.
— Jurez-vous de ne jamais avoir recours à aucun prêtre, ni pour le baptême de vos enfants, ni pour leur mariage, ni pour leur sépulture, ni pour vous assister vous-même à votre dernière heure ?
”
Source : Gallica

Pierre Bion,  L'anneau impérial (1864)

“ Adieu ! mes chers enfants; les larmes inondent mon visage, ma poitrine est oppressée, il faut que je vous quitte. Félix, soutiens Agape. Agape, soutiens Félix. Félix, Agape, quand vous serez au pied du trône de Dieu, pensez à celui que vous laissez sur la terre, et qui a toujours eu pour vous les entrailles d'un père et le coeur d'un ami. « FLAVIEN. »
» P. S. Félix, j'aurais pu, peut-être, t'arracher à la mort ; mais il aurait fallu pour cela exposer ton éternité, te forcer à maudire l'objet de tes affections, et te mettre dans la nécessité de prodiguer tes caresses à un démon.
”
Source : Gallica

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