Étienne-Charles Brasseur de Bourbourg

Élements biographiques

Étienne-Charles Brasseur de Bourbourg,  Le Sérapéon, épisode de l'histoire du IVe siècle… (1839)

“ Ah! Cécilia, dis-moi que tu ne me hais pas comme un ennemi
— Je ne hais personne, répondit enfin Flavia , en se découvrant aux yeux du philosophe anéanti ; tous les hommes sont mes frères !
— Grands dieux ! qui es-tu? s'écria Olympe, en se levant comme s'il avait touché un serpent, ce n'est pas toi Cécilia où est-elle?
410 LE SÉRAPÉON.
— A Rome, je l'espère, près de son père Symmaque et de son frère, répondit tristement, mais avec calme, Flavia.
— Cécilia à Rome ! ô rage, dieux maudits ! furies infernales! répéta le prêtre de Sérapis, et je me suis à ce point laissé tromper !
”
Source : Gallica

Étienne-Charles Brasseur de Bourbourg,  Eugénie de Revel, souvenirs des dernières années du XVIIIe siècle (1845)

“ Eugénie, me répondit-il, ce n'est ni la fatigue, ni l'émotion qui m'empêchent de continuer ; mais je dois entrer dans des détails qui vont soulever dans ton coeur des sentiments d'horreur et d'indignation. Promets-moi donc, ma fille, avant de prêter l'oreille aux circonstances affreuses que j'ai à t'apprendre, que tu n'entretiendras jamais dans ton âme des pensées de haine et de vengeance ; que tu ne te rappelleras les auteurs de nos maux que pour leur pardonner, et pour prier le Dieu de toute miséricorde qu'il daigne lui-même leur accorder l'inestimable don du repentir. ”
Source : Gallica

Étienne-Charles Brasseur de Bourbourg,  Jérusalem, tableau de l'histoire et des vicissitudes de cette ville célèbre depuis son origine la plus reculée jusqu'à nos jours… (1853)

“ On se sent ému malgré soi ; tous les souvenirs de l'enfance apparaissent en même temps ; on verse des larmes, quand on croyait n'en plus avoir, pour la religion de ses pères; et, dans ces lieux si désolés, à peine aperçoit-on la désolation, si ce n'est lorsque parfois la malédiction dont ils furent frappés vient à s'offrir à la mémoire du voyageur ou du pèlerin. Partout, de la Galilée à Jérusalem, du Thabor au Saint-Sépulcre, on ne cherche , on ne voit que les traces de Jésus-Christ; on n'entend que sa voix et la voix de ses miracles, vibrant encore le nom du Fils de Dieu aux échos du désert. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature