Étienne-Charles Brasseur de Bourbourg, Eugénie de Revel, souvenirs des dernières années du XVIIIe siècle (1845)
“ « Eugénie, me dit alors ma tante, je viens réclamer votre présence et votre secours. Chassée du saint asile où, avant les malheurs de notre patrie, je vivais si paisible, je ne peux me résigner à quitter ces lieux ensanglantés par tant de massacres, sans vous éloigner vous-même d'aussi horribles scènes. M. et M.me Spinelli ne s'opposeront pas à ce que de nouvelles infortunes vous soient épargnées, et à ce que nous partagions ensemble le même sort. » Ma tante Spinelli était atterrée. Elle jeta sur moi un regard chargé de larmes. ”
