Marie Lebourgeois

Résumé

Marie Lebourgeois La goutte de miel (1879)

Je vous aime, ô mon Dieu ; Maurice, je t'aime !
Un peu plus loin :
– Où es-tu ? réponds-moi. Ne m'abandonne pas à l'incertitude qui me torture. Dis vite ; dis bien vite. Si tu es encore sur cette terre, quel bonheur ! mais si tu es au Paradis, mon époux, ma gloire, je me réjouirai... Parle ! oh ! parle.
Maurice, pourquoi ne pas me répondre ? La mort a-t-elle donc puissance sur l'amour ? Je ne puis le croire. Les oeuvres de Dieu l'emportent sur les oeuvres de l'homme ; les premières ont pour elles l'éternité ; les secondes ne doivent, comme leur auteur, compter que sur le temps.
Source : Gallica

Marie Lebourgeois La goutte de miel (1879)

« Ne grondez pas, madame, m'a-t-elle dit avec prière, car si vous grondez aujourd'hui, vous le ferez toute l'année ! »
Etre grognon pendant trois cent soixante-cinq jours, sans en excepter un seul, et avoir pour mari, Maurice de Volbec ; pour père, celui que je lui dois ; des amis déovués ; beaucoup d'espoir en Dieu et dans le bonheur, mais ce serait offenser tout ce que j'aime au ciel, sur la terre ! Aussi j'ai repoussé
très-loin ce sot caprice d'une paresse par trop exigeante et j'ai pris mon plus gai sourire, faisant ainsi avec lui un bail de douze mois.
Source : Gallica

Marie Lebourgeois La goutte de miel (1879)

Le monde vous plaindra ; moi, je verse des pleurs ! Il est un protecteur qui ne vous abandonnera point : Dieu ! Ma Yolande, ce mot vous consolera mieux que ne le feraient les paroles de la tendresse la plus ardente, de ma tendresse pour vous. Ah ! que ne puis-je vous serrer dans mes bras.. que ne puis-je. Non, le sacrifice est consommé, je m'éloigne. Mon coeur se fend, se brise : j'endure le martyre. Ce martyre égale-t-il celui de la Patrie ? Le devoir d'un fils est de mourir pour sa mère ; la place d'un Volbec est là où le danger existe, où l'honneur convie, où la gloire attend.
Source : Gallica

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