Hector Malot

Hector Malot

Résumé

Portrait de Hector Malot Hector Malot Les Amants, par Hector Malot (1862)

Maurice avait jusqu'alors assez bien résisté ; il n'avait point oublié Armande une seule minute, et il pensait à sa colère et à sa vengeance ; les paroles de Marguerite l'avaient ému, elles ne l'avaient point vaincu ; mais l'éloquence d'une femme n'est point dans ce qu'elle dit, elle est dans la manière dont elle le dit; ce qui entraîne, c'est un mouvement de lèvres; ce qui touche, c'est la blancheur des dents ; ce qui persuade, c'est l'accent de la voix, c'est le feu de l'oeil, c'est la fraîcheur de la chair, c'est la grâce des attitudes
Source : Gallica

Portrait de Hector Malot Hector Malot Les Amants, par Hector Malot (1862)

« Une statue à Jocus, dieu du calembour! » s'écria Martel en voyant ce sourire.
Mais quoique ce premier succès, alors qu'il commençait à perdre courage, l'eût ému jusqu'aux larmes, et qu'il l'eût salué comme un sauveur, il ne crut point sa tâche finie ; il avait engagé une lutte avec la mort, et, pour un échec, la mort n'était point vaincue ; Maurice n'était point guéri ; il y avait en lui des abîmes de désespoir que lui-même ne connaissait point encore. Il ne pouvait oublier. Il ne pouvait la croire à jamais perdue.
Source : Gallica

Portrait de Hector Malot Hector Malot Les Amants, par Hector Malot (1862)

« Ah ! ils seront bien beaux vos enfants, Armande, et ils vous aimeront bien. Je vais vous demander une dernière grâce, ne me la refusez pas : quand ils seront déjà un peu grands, et que le soir vous leur ferez faire leur prière, quand vous leur aurez dit : — « Prie pour ta mère, prie... »
Et ici il eut comme un étranglement.
— « Prie pour ton père, vous leur direz : « Prie pour ton ami Audren, que tu n'as pas connu, et qui m'aimait bien ; il en a bien besoin, va, car il a cruellement souffert en ce monde, et Dieu sait s'il ne souffre pas encore plus dans l'autre. »
Source : Gallica

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