Hector Malot,
Les Amants, par Hector Malot
(1862)
“ Maurice avait jusqu'alors assez bien résisté ; il n'avait point oublié Armande une seule minute, et il pensait à sa colère et à sa vengeance ; les paroles de Marguerite l'avaient ému, elles ne l'avaient point vaincu ; mais l'éloquence d'une femme n'est point dans ce qu'elle dit, elle est dans la manière dont elle le dit; ce qui entraîne, c'est un mouvement de lèvres; ce qui touche, c'est la blancheur des dents ; ce qui persuade, c'est l'accent de la voix, c'est le feu de l'oeil, c'est la fraîcheur de la chair, c'est la grâce des attitudes ”
