Gustave Toudouze,
La séductrice : roman parisien
(1882)
“ Allait-il vraiment perdre tout cela ? Son esprit ne pouvait concevoir de fin ; ni s'arrêter à une idée de rupture : on aime toujours, on aime éternellement, lui criait son coeur déchiré, ou bien l'amour n'est plus qu'un mot, un sentiment faux et trompeur. La clef tourna vivement dans la serrure, la porte s'ouvrit, et une femme, voilée de la tête aux pieds, se précipita dans la chambre. Un frisson secoua le sculpteur qui resta cloué à sa place ; mais ses lèvres prononçaient ce nom : – Julia ! – Oui, c'est moi ! Ne te l'ai-je pas promis, Jacques, mon seul, mon unique amour ! ”
