Jules Case,
La Petite Zette. 2e édition
(1884)
“ Marcel et Léonie erraient dans le bois de Meudon, au hasard des chemins et des sentiers : de profondes allées sans fin, où l'atmosphère tamisée par les feuillages était verte, les attiraient et ils s'y engageaient ; où bien, c'était une descente à laquelle ils s'abandonnaient, entraînés par la pente, les pieds enfonçant dans un sable jaune et brûlant ; un banc naturel de mousse se présentait au rebord d'un talus, sous l éventail des branches, et il s'asseyaient, et ils restaient là, côte à côte, à ne rien dire, à jouir du calme, des senteurs vivifiantes et tièdes qui les enveloppaient. ”
