Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Tu veux qu’Alzire meure ou que je vive en traître. Ah ! Lorsque de tes jours je me suis vu le maître, Si j’avais mis ta vie à cet indigne prix, Parle, aurais-tu quitté les dieux de ton pays ?Alvarès. J’aurais fait ce qu’ici tu me vois faire encore, J’aurais prié ce dieu, seul être que j’adore, De n’abandonner pas un cœur tel que le tien, Tout aveuglé qu’il est, digne d’être chrétien.Zamore. Dieux ! Quel genre inouï de trouble et de supplice, Entre quels attentats faut-il que je choisisse ! À Alzire, Il s’agit de tes jours, il s’agit de mes dieux. ”

