Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire Le Blanc et le Noir

Suis-je mort, suis-je en vie ? s’écria Rustan ; la belle princesse de Cachemire en réchappera-t-elle ?... — Monseigneur rêve-t-il ? répondit froidement Topaze.
— Ah ! s’écriait Rustan, qu’est donc devenu ce barbare Ébène avec ses quatre ailes noires ? c’est lui qui me fait mourir d’une mort si cruelle. — Monseigneur, je l’ai laissé là-haut, qui ronfle ; voulez-vous qu’on le fasse descendre ? — Le scélérat ! il y a six mois entiers qu’il me persécute ; c’est lui qui me mena à cette fatale foire de Cabul ; c’est lui qui m’escamota le diamant que m’avait donné la princesse
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Portrait de Voltaire Voltaire Le Blanc et le Noir

« Il arrive d’étranges choses dans les forêts quand on voyage ! » s’écriait Rustan. Les valets étaient consternés, et le maître au désespoir d’avoir perdu à la fois ses chevaux, son cher nègre, et le sage Topaze, pour lequel il avait toujours de l’amitié, quoiqu’il ne fût jamais de son avis.
L’espérance d’être bientôt aux pieds de la belle princesse de Cachemire le consolait, quand il rencontra un grand âne rayé, à qui un rustre vigoureux et terrible donnait cent coups de bâton. Rien n’est si beau, ni si rare, ni si léger à la course que les ânes de cette espèce.
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Portrait de Voltaire Voltaire Le Blanc et le Noir

Elle retire le dard de la plaie, l’enfonce dans son cœur, et meurt sur l’amant qu’elle adore. Le père, épouvanté, éperdu, prêt à mourir comme elle, tâche en vain de la rappeler à la vie ; elle n’était plus ; il maudit ce dard fatal, le brise en morceaux, jette au loin ses deux diamants funestes ; et, tandis qu’on prépare les funérailles de sa fille au lieu de son mariage, il fait transporter dans son palais Rustan ensanglanté, qui avait encore un reste de vie.
On le porte dans un lit. La première chose qu’il voit aux deux côtés de ce lit mort, c’est Topaze et Ébène.
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