Résumé

Théodore Boudet Puymaigre Madame la Dauphine à Mâcon. Souvenirs du 26 et du 27 juillet 1830 (1852)

Le mercredi 28, à cinq heures du matin, la princesse était sur la terrasse qui domine les belles rives de la Saône, terrasse attenante à la chambre où elle avait couché. Mme la Dauphine me fit appeler; elle était seule, elle me parla tout de suite des ordonnances dont nous ne connaissions pas encore le texte, avec cet entraînement, cet abandon de confiance qui aurait ému l'âme la plus froide, qui aurait imposé le dévouement à un ennemi généreux.
Source : Gallica

Théodore Boudet Puymaigre Madame la Dauphine à Mâcon. Souvenirs du 26 et du 27 juillet 1830 (1852)

Madame la Dauphine quitta Mâcon le 28 juillet, à sept heures du matin , se dirigeant sur Bourg.
Si donner sur les marches du trône l'exemple des plus hautes vertus; si porter sur une tête royale un fardeau presque idéal de calamités sont des titres à des dédommagements sur la terre, la Providence doit à l'illustre exilée une large part dans les trésors de son inépuisable munificence.
Source : Gallica

Théodore Boudet Puymaigre Madame la Dauphine à Mâcon. Souvenirs du 26 et du 27 juillet 1830 (1852)

Je dis ce que je pensais : que les habitants de Saône-et-Loire était habituellement paisibles et soumis aux lois, mais que ce calme ferait place à une vive irritation si le gouvernement risquait de toucher à ce qui était établi ; que les idées libérales préoccupaient toutes les têtes, chez les uns de bonne foi, chez les autres comme moyen de déception. — « Je sais bien, reprit Madame la Dauphine, que les circonstances sont dangereuses, et j'ignore encore le parti auquel le roi va s'arrêter: espérons que la France, qui a déjà subi tant d'épreuves, sortira encore heureusement de celleci. »
Source : Gallica

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