Marie-Louise Lévêque, Les Nostalgies, poésies (1926)
“ Les nuages vont, éperdus ; Comme en un très lointain voyage Ils s'embarquent, mais quels rivages Atteindront-ils avant l'orage ? Nous ne les verrons jamais plus. LA NUIT A l'horizon, la nue est bleue, La nuit monte insensiblement. Le ciel et la terre en des lieues, S'endorment ainsi doucement. Du lointain reviennent les ombres, Gagnant toute la voûte sombre, Les astres s'allumant, sans nombre, Eclairent faiblement la nuit. Tout va mourir dans la nature, L'oiseau a tu son doux murmure, Plus aucun bruit dans la verdure. La nuit descend. L'étoile luit. ”
