Résumé

Charles Moutte Chants et poésies, par Charles Moutte (1853)

Vous pouvez tout nier, même votre existence, Vous pouvez nier tout ce que l'on se fait vrai : La pudeur, l'amitié, l'espoir et l'innocence, Tout ce que l'on adore et tout ce qu'on encense ; Mais croyez en l'amour, l'amour seul est sacré f C'est un rêve divin que tout bas on caresse ; Oh! n'en doutez jamais; ou bien, si quelque jour Malheureux et souffrant, vous doutiez de l'amour Rappelez-vous ce temps d'une heureuse jeunesse Où, couché sur le sein d'une folle maîtresse, Oublieux de la terre et du sort oublieux, Votre âme en un baiser s'envolait vers les cieux.
Source : Gallica

Charles Moutte Chants et poésies, par Charles Moutte (1853)

Non, ce n'est pas le jour, ce reflet terne et pale, C'est le reflet mourant de la lune dans l'air.
Vois, elle brille encore, et son disque d'opale Argente les palais, les plaines et la mer.
Ce parfum embaumé, c'est le flot qui l'exhale.
Tout dort sur terre, aux cieux, et sur le-flot amer ; Va, ce chant, ce n'est pas le chant de l'alouette, Ecoute : c'est plutôt le cri de la chouette, Gar il est encor nuit, le vesper brille aux cieux.
Je puis rester encore ! oh! viens que je te presse
Contre mon cœur qui brûle et tressaille d'ivresse, Viens, ce n'est pas le jour, tout est silencieux.
Source : Gallica

Charles Moutte Chants et poésies, par Charles Moutte (1853)

Abhorrer qui vous aime, aimer qui vous déteste, Est-ce ainsi que l'on fait, est-ce là votre foi!
Pourquoi votre regard est-il riant ou sombre ?
Vous m'aimez! c'est trop tard. L'amour est comme l'ombre Qui, lorsqu'on la poursuit, fuit et se rit de vous, Mais tournez un instant vos yeux vers la lumière, Et l'ombre qu'on dédaigne est alors la première A ramper sous vos pas pour baiser vos genoux.
Tout passe avec le temps, c'est naturel, madame, Tout passe: le printemps, les amours, la beauté.
JI fallait, belle enfant, m'aimer lorsque mon âme Implorait un regard de votre œil attristé.
Source : Gallica

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