André Cazamian, Les feuilles de l'arbre : poésies (1920)
“ Plus haut que ton atteinte il met sa volupté, L'eau que tu crois tarir chante et rit dans sa vasque. Rayon que donne à l'âme humaine la Beauté ! Le Temps n'existe plus pour celui qui vous aime, Dans le fond de ses yeux il voit l'Éternité Et son rêve renaître en un autre soi-même. Ceux-là, d'avoir souffert... CEUX-LA, d'avoir souffert et connu l'injustice, Se plaignent du destin; Il faut, sourd à l'amour, que leur esprit maudisse Chaque nouveau matin. Si leur cœur ne fut pas aussi haut que la vie, D'elle ils n'ont que mépris ”
