Marguerite Milon, Poèmes : T. 1 (1932)
“ O mon jardin fleuri, faut-il quje vous pleure Comme je pleure aussi l'Amour évanoui ? Et faut-il qu'ici-bas, hélas ! rien ne demeure Du rêve qu'on chérit en un jour ébloui? L'inconstance nous mène, et dans notre âme triste, La mémoire se meurt. Il faut se rappeler Printemps, été, tendresse, ainsi que le touriste, En notant son voyage afin d'en mieux parler. Je ne demande pas la durée immortelle De tout ce qu'on aima. Mais, comme il serait beau Que notre pauvre coeur eût la force fidèle De garder nos beaux jours jusqu'au bord du tombeau ! ”
