Fanny de Réjalot

Résumé

Fanny de Réjalot Plein été. Poèmes et sonnets (1930)

Quel chant ne me paraîtrait sourd ?
Je suis seule. Elle est loin, très loin, la bien-aimée...
Quelle rose sera désormais parfumée ?
Le soir le plus limpide, et tant d'étoiles dans les cieux ! Même cette splendeur ne se reflète plus dans mes yeux.
Ce n'est qu'un jour après tant d'autres, que le chagrin noie, Loin d'elle, loin de mon soleil et de ma joie.
MIROIR DE TENDRESSE
J'ai fait pour toi, ô mon Amour, un jardin clos
Dans mon âme,
Pour ton bonheur et ton désir et ton repos,
Pour que ton âme Reflète sa beauté dans le cristal des eaux.
Source : Gallica

Fanny de Réjalot Plein été. Poèmes et sonnets (1930)

Vois dans mes yeux Les traits anticipés de ta beauté suprême : Ton âme bienheureuse et ton corps glorieux.
LA CERTITUDE HEUREUSE
S'il n'est qu'un seul amour dans l'ombre de ta vie, Qu'il soit fidèle et pur, qu'il soit doux, qu'il soit fort, Qu'il soit la fleur candide et l'étoile ravie, Surtout, qu'il veuille vivre au-delà de la mort.
En lui repose-toi ; tu n'as plus rien à craindre, Toute douleur s'arrête à ce cercle enchanté, L'absence est sans oubli, l'effort sans dureté, Le ciel l'a protégé, le temps ne peut l'atteindre ; Tu sais déjà le goût de l'immortalité.
Source : Gallica

Fanny de Réjalot Plein été. Poèmes et sonnets (1930)

Dans l'ombre de l'espace et le gouffre du temps, Aussitôt que l'appel de la nuit les réveille, Les constellations brillent toujours pareilles Sur les tombeaux des morts et les pleurs des vivants.
Leur silence t'effraie et te semble éternel,
Mais aux regards du Dieu qui dispense les causes L'étoile ne vit pas plus longtemps qu'une rose Lentement effeuillée au pied de son autel.
Ferme un instant les yeux, si l'univers t'écrase ; Cherche une plus certaine et plus intime extase, Car la terre et le ciel s'écrouleront un jour.
Source : Gallica

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