Fanny de Réjalot, Plein été. Poèmes et sonnets (1930)
“ Quel chant ne me paraîtrait sourd ? Je suis seule. Elle est loin, très loin, la bien-aimée... Quelle rose sera désormais parfumée ? Le soir le plus limpide, et tant d'étoiles dans les cieux ! Même cette splendeur ne se reflète plus dans mes yeux. Ce n'est qu'un jour après tant d'autres, que le chagrin noie, Loin d'elle, loin de mon soleil et de ma joie. MIROIR DE TENDRESSE J'ai fait pour toi, ô mon Amour, un jardin clos Dans mon âme, Pour ton bonheur et ton désir et ton repos, Pour que ton âme Reflète sa beauté dans le cristal des eaux. ”
