Mario Mazzolani, Soupiraux et meurtrières, poèmes (1930)
“ Le monde intérieur, seul en qui Dieu s'atteste, Que sa voix seule ébranle et met en mouvement — Astre silencieux, prompt et docile au geste Qui lui dicte l'espoir tout en l'orientant. L'homme qui, sacrilège, en pénètre et viole La candeur cristalline ou, comme un vil gluau, L'entrave et le retient hors de la parabole, Celui-là seul commet le crime le plus haut. Ce crime, qu'oublia ta foudre vengeresse, C'est d'arracher la plante ou de froisser la fleur A peine née au point du jour de la tendresse Dans cet enclos divin qu'est un tout jeune coeur. ”
