Marcello-Fabri, Les chers esclavages : poèmes (1947)
“ Un lac noir, avec, au-dessus, des nuages et sa ceinture de grands arbres, autour, — une trouée à l'horizon sourd mais le soleil jamais ne s'y lève, ne s'y couche, ou n'y passe... Ce lac noir, deuil-de-vivre, cela, cela, ma vie... Ma vie, — ta vie, — la vie enfin, la vie,.. Oui, qui n'a jamais eu ce lac noir sur sa vie?... — Alors, d'un coup, le lac s'avive le ciel se farde et les nuages courent la trouée à présent resplendit et-flambe-le-soleil la vie est un fleuve qui danse sa danse d'ondes et de rayons... ”
