Marcello-Fabri

Résumé

Marcello-Fabri Les chers esclavages : poèmes (1947)

Un lac noir, avec, au-dessus, des nuages et sa ceinture de grands arbres, autour,
— une trouée à l'horizon sourd
mais le soleil
jamais
ne s'y lève, ne s'y couche, ou n'y passe...
Ce lac noir, deuil-de-vivre, cela, cela, ma vie...
Ma vie, — ta vie, — la vie enfin, la vie,.. Oui, qui n'a jamais eu ce lac noir sur sa vie?...
— Alors, d'un coup, le lac s'avive le ciel
se farde
et les nuages courent la trouée à présent resplendit et-flambe-le-soleil la vie est un fleuve qui danse sa danse d'ondes et de rayons...
Source : Gallica

Marcello-Fabri Les chers esclavages : poèmes (1947)

Le poète, l'artiste, veulent s'élever sans cesse, et seuls à la rigueur.
Néanmoins s'ils aspirent à entraîner l'humanité tout entière — ils savent sourire de leur propre utopie. Aussi quand le poète parle de « beauté » de « noblesse » de « justice » il en parle selon lui et pour lui. La beauté, la noblesse, la justice dont il rêve, il les habille sur mesure. A sa mesure. L'on ne voit pas un poète vrai, un vrai artiste, rêver de « confection » poétique ou plastique.
Trop d'art fait obstacle à beaucoup de poésie.
L'art, aujourd'hui, ne doit pas seulement être invisible.
Source : Gallica

Marcello-Fabri Les chers esclavages : poèmes (1947)

C'est pourquoi la poésie marche toujours vers une symbolique.
Que doit faire le poète pour aider la poésie à appréhender la symbolique d'un temps ?
Discerner le plus haut de lui-même.
Se confronter au temps. Intégrer le monde.
Savoir, pour identifier le sujet et l'objet — haute magie.
Et néanmoins demeurer un homme non devenir un yoghi. Ce, pour dresser de l'humain, de l'actuel et de l'éternel, le complexe stylisé d'où peut surgir notre symbolique.
Cela, que le Symbolisme n'a pas su approcher, même d'assez loin — cela n'est rien de moins que
l'éternel-but-de-l'art.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature